La surprise de DNLP [post MILK]

[EDIT suite aux commentaires : non, je ne suis pas enceinte. Je n’y avais pas pensé mais le titre prête à confusion]

J’allaite exclusivement ptite costaude. Par choix, par revanche aussi sur DNLP. J’ai envie d’allaiter longtemps pour plein de raison dont une un peu égoïste mais qui comptait pour moi : allaiter longtemps permet d’avoir un retour de couche très tardif.

Et pour moi, dans mon cerveau de malade, ne pas revoir mes règles me permettais pour un temps d’oublier que nous sommes infertiles et rendais les choses claires : pas de retour de couche et allaitement long donnent peu de chance de Gertruder (surtout quand il a fallu 4 iac et 3 fiv pour le premier). Ainsi, je n’avais pas de possibilité de psychottage, d’espoir déçu, de déprime à chaque J1.

Parce qu’il faut l’avouer, petite costaude nous comble de bonheur mais j’ai du mal avec l’idée que ce sera la seule. Que plus jamais je ne connaîtrai le bonheur d’être enceinte, de donner la vie, de découvrir un petit être. Et pourtant, il y a un an encore, je n’osais espérer connaître ça un jour.
Avec mon Amoureux, on sait qu’il n’y aura pas d’autre tentative en pma. On a trop souffert et on a eu notre miracle. Si deuxième il y a, ce serait par Gertrudage. Mais à moins que la grossesse n’ai réparé les co*illes de mon Amoureux, j’ai du mal à voir comment…

Bref, donc je me réjouissais à l’idée de ne plus revoir mes cycles de si tôt… et hier soir, tadaaaammmm : retour de couche. Alors que j’ai accouché il y a 7 semaines et que j’allaite exclusivement… sur le site de la leche league, j’ai lu que ça concerne 5 à 6 % des femmes.
DNLP, laisse moi te dire que tu portes bien ton nom…

Mille merci à vous toutes !

Un poste assez rapide pour vous remercier très très fort de votre soutien, de vos messages de reconfort, de vos conseils… grâce à vous toutes, j’ai déculpabilisé, trouvé des solutions et je me suis sentie moins seule.

Mon Amoureux est rentré à la maison ce matin. Il a négocié une sortie rapide pour retrouver sa fille au plus vite.
Il n’est pas au mieux de sa forme bien sûr, les douleurs sont bien présentes (surtout qu’il refuse de prendre des antidouleurs…) et il marche penché en avant. Mais il est adorable avec sa fille, il l’a prend dans ses bras, s’en occupe, la change. Il lui a même donné son bain ce soir.

Et moi, je me sens mille fois mieux ! L’avoir avec moi me soulage beaucoup. Ne pas être seule face à son bébé qui hurle sans qu’on sache pourquoi, ça change vraiment tout. Je ne sais pas comment font les mamans solos, elles ont vraiment beaucoup de courage !

Pour finir, j’ai récolté plein de bons conseils concernant les coliques et les pleurs et je vais faire un petit topo ici dans quelques temps.
Ça peut servir ! 🙂

Plein de bisous les copinautes et un grand merci encore ! La blogopma est formidable !

Des nouvelles

Tout d’abord, je dois encore une fois vous remercier toutes de votre soutien suite à mon article d’hier. Vos mots m’ont beaucoup aidé et vont sûrement m’aider à tenir pour les jours qui viennent.

Mon Amoureux a vu le chirurgien qui l’a opéré ce matin : son appendice avait éclaté et il y avait du pus partout ! Du coup, il doit rester hospitalisé pour que le liquide de nettoyage s’évacue bien. (Il a un rodon pour les connaisseuses) On ne sait pas encore quand il pourra sortir.

Je me doutais bien qu’on avait un peu tarder à aller aux urgences. Ce n’est pourtant pas faute de lui avoir dit mais il est très têtu. Bon, maintenant il n’y a rien à regretter, ça a été pris à temps mais il mettra davantage de temps à s’en remettre.
Je ne peux même pas lui rendre visite, je n’ai personne pour me garder ma petite costaude (nos familles habitent très loin de nous)

De mon côté (la partie égoïste et MILK épuisé de ce post, vous pouvez saper, hein !), je me retrouve seule avec ma petite costaude qui a un mois. Elle qui était très tranquille a maintenant des crises de pleurs inconsolables qui durent parfois des heures. Elles surviennent en journée et le soir. Hier jusque plus de minuit.

Quand mon Amoureux était là, on se relayait le soir et on pouvait chacun manger / se doucher / lire un peu tranquillement à tour de rôle pendant que l’autre perçait / chantait / câlinait.
Quand on est seule, c’est juste épuisant. Je n’ai rien pu faire hier entre 21h et plus de minuit. Et j’ai honte de m’en plaindre après avoir désiré si fort ce bébé… mais j’avoue que j’ai beaucoup de mal avec les hurlement qui se prolongent, que rien ne console. Je stresse rapidement de ne pas trouver ce qu’elle a, de ne pas savoir l’apaiser.

J’ai pourtant essayé de marcher avec elle dans les bras, de chanter, bercer, etc… j’ai essayé l’écharpe de portage mais dans ces moments là, elle se débat et hurle encore davantage dedans (alors qu’elle adore ça quand elle va bien).
J’ai aussi essayé de la masser un peu en la laissant sur son lit. Je l’ai même laissé pleurer un peu tellement j’étais épuisée et à bout de patience pour l’aider. 😦
Au bout de quelques minutes, quand je l’ai reprise dans mes bras, elle a cherché le sein (qu’elle avait pris peu de temps avant), je lui ai donné (elle n’a fait que tetouiller, elle n’a pas mangé) et elle s’est enfin endormie. Et moi aussi, complètement vidée de toute énergie.

Ne pas avoir de date de sortie pour mon Amoureux me perturbe pas mal car je ne peux même pas compter les jours avant qu’il revienne. Je n’ai même pas une vague idée, sera-t-il là le week end prochain ?

Je me rend compte que je me plains beaucoup. Le plus à plaindre est bien sûr mon homme, le pauvre…
Mais je suis si fatiguée et anxieuse d’affronter seule les soirées. Et triste de savoir mon Amoureux si mal en point sans pouvoir lui rendre visite.

Merci à celles qui sont arrivées au bout de ces lamentations (et bravo aussi d’avoir eu le courage de lire cette diarrhée verbale!).
Après tout ce temps et alors que je connais la solidarité de la blogo, je n’imaginais pas trouver autant de soutien ici, merci beaucoup de continuer à être là… ❤

On se marre toujours chez les Pmavie

Ne fuyez pas, ce n’est pas un billet MILK. Non, non, aujourd’hui, je vous raconte mon week-end de grande marade :

vendredi soir, on se retrouve avec mon Amoureux, heureux d’avoir le week-end devant nous. On doit voir des amis, aller à une brocante, profiter du bonheur d’être ensemble. Mon Amoureux est adorable et nous cuisine un bon repas.A table, je sens bien que son appétit faiblit rapidement, lui qui est un véritable ogre habituellement (sans prendre un gramme, la vie est injuste !)

A la fin du repas, il me dit qu’il a mal à l’estomac. Tellement mal qu’il n’arrive pas à tenir debout. Il se couche et on passe une nuit blanche : il se tort de douleur, il vomit plusieurs fois mais la douleur est toujours aussi insupportable. Je veux l’emmener à l’hôpital ou appeler une ambulance mais il refuse, il est persuadé que ça va passer. Samedi matin, il a en effet un peu moins mal mais se sent épuisé. Il ne veut pas manger et passe la journée au lit.

En fin de journée, il me dit que la douleur s’est atténué et déplacé sur le flan droit. A ce moment là, je pense à l’appendicite et lui redemande de l’emmener aux urgences mais il ne veut rien entendre. On passe une nouvelle nuit compliquée, il a mal et est agité, vomit encore alors qu’il n’a rien mangé depuis vendredi soir. Dimanche midi, je le traîne de force aux urgences (et je confie ptite costaude à une amie, je fais plusieurs allers retours urgence – maison pour donner les tétées). Après des examens (scanner, prise de sang), le diagnostique tombe : c’est bien l’appendicite.

En ce moment même, mon Amoureux doit être en salle de réveil. J’aurai des nouvelles en début d’après midi seulement. On sait déjà qu’il ne peut pas avoir de coelioscopie (ce qui aurait réduit la convalescence) à cause de ses hernies inguinales il me semble. Ce sera à l’ancienne avec une bonne cicatrice.

J’espère que tout s’est bien passé. Et très égoïstement, j’espère qu’il se remettra vite car là, ce n’est vraiment pas le bon moment… (j’ai un peu de mal à gérer seule et ça m’angoisse un poil…)

Ce 17 Août ( récit d’accouchement)

Ce récit est long. Je n’arrive pas à faire plus court et je me rends compte que de l’écrire me permet surtout de faire le point sur la fin de grossesse et l’accouchement. Je parle surtout de ce qui m’a marqué mais ce fut essentiellement un moment magique. Je l’avais si souvent rêvé !
Tout ça pour dire que vous serez bien courageuse(x ?) si vous arrivez au bout de cet article que j’ai écrit parce que j’avais besoin de coucher tout ça sur le papier et j’avais envie de le partager (au début de mon parcours, j’aimais beaucoup lire ce genre de dénouement !)

Attendre la venue de la ptite costaude a été un vrai bonheur. A partir de ses premiers vrais coups, l’angoisse – même si elle n’a jamais totalement disparu – a fait place à un bonheur profond de sentir ce petit être grandir en moi.
Jamais je n’en ai eu marre d’être enceinte, au contraire, j’ai essayé de savourer chaque minute de cet état si particulier en pensant que je n’aurai peut être jamais le bonheur de connaître une autre grossesse.

Pourtant, dans la nuit du 15 au 16 alors que je n’arrivait pas à dormir et que je ressentais quelques contractions douloureuses mais très irrégulières, j’ai eu envie que la grossesse cesse tout de suite et surtout de voir ptite costaude là, immédiatement. J’ai regardé mon agenda un long moment essayant de trouver des occupations pour tromper l’attente les jours à venir.

Le 16, des amis venaient nous voir avec leur petit garçon. J’étais fatiguée par ma nuit d’insomnie et je n’avais subitement plus envie
de voir du monde. Je rêvais d’une sieste, d’une journée calme.  Mon Amoureux a assuré cette journée là tant pour la préparation des repas que pour la conversation, moi j’étais un peu ailleurs, fatiguée.

Le soir, nous sommes allés faire un tour dans notre jardin, on aime beaucoup s’asseoir sur notre banc et regarder les etoiles. On parlait de ce qu’il restait à faire avant la naissance et on avait prévu quelques travaux de bricolage léger pour le lendemain.

Ce soir là, nous nous sommes couchés d’assez bonne heure, j’avais besoin de récupérer de ma nuit précédente. J’ai vite sombré dans un sommeil assez profond. Vers 6h du matin, le 17 août, je me suis réveillée, me sentant bizarre. J’étais fatiguée et me suis vite rendormie mais je ne faisais que de courtes périodes de sommeil, me reveillant sans cesse. Vers 7h30, je me suis levée, lasse de ses reveils incessants, je ne me sentais pas à l’aise dans mon lit. Avec mon livre, dans le canapé, je me sentais un peu mieux. J’avais quelques douleurs mais rien de regulier, je ne savais même pas si c’était associé à des contractions ou pas. Mon Amoureux est venue me voir à 8h30, il avait senti que le lit était vide et se demandait ce qu’il se passait. J’ai décidé de retourner un peu au lit avec lui, persuadée que ça allait passer (oui, on est des feneants, nous en vacances on se lève tard !)
Dans le lit, j’ai ressenti une contraction un peu douloureuse puis une seconde un quart d’heure après qui m’a poussé à me relever. Cette fois, mon Amoureux s’est levé aussi, tout réveillé d’un coup et en alerte : il s’est vite lavé, habillé et rase, il était convaincu que c’était le bon jour.
Moi, je me moquait de lui, des contractions j’en avais souvent ces derniers temps, elles finiraient par passer comme d’habitude !
Après un petit déjeuner léger, j’ai fait un peu de ballon et des exercices que ma sage femme m’avaient montré en me disant que ça aiderai peut être à rendre mon col plus favorable. Puis, vers 11h, j’en ai eu un peu marre de ces contractions que je pensais inefficaces alors j’ai pris 2 spasfons suivi d’un bain chaud. Dans le bain, je me sentais mieux mais les contractions etaient toujours presentes. Mon Amoureux a ce moment là a commencé à insister vraiment pour qu’on aille à la maternité. Je refusais sans cesse, lui disant que nous allions y aller pour rien, que c’était loin, que j’étais bien à la maison. Je me suis finalement décidée à sortir du bain à midi et j’ai immédiatement constaté que les contractions etaient bien plus douloureuses hors de l’eau et semblaient s’être pas mal rapprochées. J’ai donc accepté d’aller faire un tour à la maternité.

Le voyage a duré une heure puisque nous avons fait le choix de rester dans notre centre pma pour l’accouchement. Une heure un peu difficile puisque trouver une position confortable attachée dans la voiture n’est pas chose aisée. Mon Amoureux était un peu stressé, surtout vers la fin du trajet quand je soufflait de plus en plus fort à chaque contraction.
Nous avons été vite pris en charge arrivé à la maternité, une sage femme très douce est venue me voir. J’étais incapable de dire le délai entre deux contractions (j’ai dit 5 à 10 minutes alors qu’au monito, elles étaient toutes les 2 minutes) ni depuis combien de temps elles étaient régulières. A lexamen,  mon col était ouvert à deux doigts, c’était bien un début de travail, elle prevoyait une naissance dans la nuit. Elle m’a suggéré de faire un tour dans le parc et de revenir dans une heure. Après très peu de marche, les contractions ont gagnées en intensité. Il faisait un soleil radieux, assez chaud sans être insupportable. On s’est installés sous un arbre et je me suspendais à ses branches pendant les contractions. Quand nous sommes retournés dans le box des urgences, mon col s’était complètement effacé et ouvert à deux doigts larges. Elle nous a laissé tous les deux, on devait prochainement monter en salle de naissance. Rapidement, les contractions se sont rapprochées et ont encore augmenté en intensité. J’avais de plus en plus de mal à les supporter, je me suis installée par terre, accroupie, la seule position qui me semblait à peu près tenable. J’ai commencé à crier, mon Amoureux ne savait que faire, la sage femme ne revenait pas et les infirmières avaient beau l’appeler, nous restions seuls tous les deux à gérer. Cela a duré une heure et demi. Quand la sage femme est enfin arrivée, je n’avais plus de pause entre les contractions et je criais que je n’allais jamais y arriver. Devant elle, j’ai perdu une assez grosse quantité de sang, elle m’a alors examiné : mon col était à presque 5 et c’était lui qui saignait. J’ai enfin pu monter en salle de naissance mais les contractions sans repis m’épuisaient, je n’arrivait pas à arrêter de crier (glamour, dignité, tout ça quoi…)
J’aurai aimé pouvoir m’en passer, avoir un accouchement physiologique mais j’ai demandé la péridurale, je ne pouvais imaginer endurer ça une seconde de plus. L’anesthésiste est heureusement arrivé assez vite et le soulagement a été rapide. Peu de temps après le départ de l’anesthésiste, la sage femme est revenue, le monito indiquait que le rythme cardiaque de la ptite costaude ralentissait et mon utérus ne se relâchait plus. Malgré les bouffés de natyspray (un medicament sensé detendre l’utérus), celui ci restait dur comme du bois et ptite costaude ne le supportais pas. 8 personnels soignants ont envahi la salle de naissance, les anesthésistes etaient également presents, prêts pour la cesarienne. Cela a duré presque 10 minutes puis mon utérus s’est enfin relâché. Et la ptite costaude a retrouvé un rythme normal. A quelques secondes près, c’était la cesarienne.

S’en est suivi une periode plus calme bien que ptite costaude faisait souvent des baisses de rythme cardiaque sur les contractions. A 21h, changement d’équipe, la nouvelle sage femme me semble très bien, à l’écoute de nos desirs pour cette naissance. Je suis à dilatation complète depuis déjà une demi heure mais on attend que ptite costaude descende dans mon bassin. Mais vers 21h30, la sage femme revient nous voir, le rythme de la ptite costaude est trop bas et ne remonte pas, elle fatigue, il faut la sortir.
Elle est encore trop haute dans le bassin, on essaie des poussées pour qu’elle descende, il parait que je pousse bien mais ça ne va pas assez vite et on ne peut plus se laisser du temps. La sage femme appelle un gyneco et prepare les forceps pour sortir ptite Costaude au plus vite. En deux poussés avec l’aide des forceps, mon bébé sort de moi et je la vois, toute sale surgir entre mes jambe. Elle est si belle, on me la met sur moi immédiatement. Avec son papa, nous la découvrons et nous pleurons de joie d’accueillir enfin notre bébé après toutes ces années de souffrance. Nous lui parlons, nous l embrassons, c’est si émouvant de l’avoir sur moi.

C’est ensuite au tour du papa de faire du peau à peau : mon placenta est incomplet, il faut aller chercher le bout qui manque à l’intérieur (le bonheur de la révision uterine). Puis il faut encore recoudre l’épisode et reparer la déchirure (tant qu’à faire, autant prendre les deux !)

Je récupère notre ptite costaude, heureuse qu’elle ai pu rester un long moment avec son papa et aussi impatiente de pouvoir lui donner sa première tétée.

Nous avons ensuite passé deux heures et demi tous les trois dans la salle de naissance sans que le personnel vienne nous déranger. Nous en gardons un merveilleux souvenir, d’une grande douceur.

Ptite costaude, je t’ai si longtemps imaginé, si longtemps rêvé. Parfois, j’ai douté de pouvoir un jour avoir la chance de te tenir dans mes bras. J’ai eu si peur de ne jamais connaître ce bonheur. Et te voilà, parmi nous. Cela me semble encore irréel.

Ptite costaude est née !

Un petit post tout court depuis la maternité : ptite costaude est née mercredi (le 17 août) soir. Elle est merveilleuse et nous sommes des parents comblés.

Je pense fort à toutes les blogocops et au courage qu’il faut pour continuer comme pour arrêter ce parcours du combattant.

Des nouvelles en mode PB [Grossesse 34 SA + 3]

Après mon article d’hier pour m’excuser de mon silence (je me permets de mettre le lien : il semble que cet article n’apparaisse pas forcément dans le lecteur), je vous donne quelques nouvelles en mode PB.

34 sa est un cap important et si la ptite costaude naissait maintenant, je sais qu’elle a de grandes chances d’aller très bien. Et d’ailleurs, globalement, rien à signaler, la grossesse suit son cours tranquille ce qui me va parfaitement bien ! La dernière écho a montré une ptite costaude en pleine forme. Comme à chaque fois, elle avait les mains devant son visage et le passage en 3d n’aura permis que de voir son pouce (pouce levé d’ailleurs, elle-même le dit : tout va bien ! 🙂 )

Le rythme effréné de ces dernières temps m’a quand même valu une petite alerte il y a 2 semaines avec des contractions un soir qui ne passaient pas malgré les spasfons, le bain chaud et le repos. Je suis allée faire un petit tour à la maternité, mon col s’est un peu modifié, du coup je suis restée 2 nuits là-bas sous médicaments pour stopper les contractions. Depuis, tout est rentré dans l’ordre et j’ai repris mes activités. Bizarrement, je ne me suis pas inquiétée plus que ça et je pense même que je vais sûrement aller jusqu’au terme.

On a acheté les premières affaires de la ptit costaude il y a seulement 3 semaines environ mais on a depuis rattrapé notre retard et profité des soldes pour tout acheter. J’attends que les travaux avancent encore pour commencer ma valise de maternité, je commence à avoir hâte de rassembler tout (pour le moment, j’ai des sacs d’affaires un peu partout dans la maison puisque la chambre n’est pas faite et aucun meuble monté…)

La pause ordi touche à sa fin, déjà l’Amoureux commence à se préparer pour peindre (y’a du boulot !), je file donc le rejoindre !

 

 

Vive les vacances ! (avec des excuses dedans)

Plus de deux mois sans écrire… Mais plus grave, presque deux mois sans commenter sur vos blogs… Je vous dois des excuses ! Loin de moi l’idée de m’éloigner de la blogo mais le temps m’a cruellement fait défaut.

Les deux derniers mois ont été plus qu’occupés : le dernier trimestre au collège a été intense avec beaucoup de réunions pour préparer la réforme de l’an prochain (réforme que par ailleurs je combats pour tout un tas de raison), les traditionnels conseils de classe et un retard que j’avais pris cette année et que je me suis efforcée à combler le mieux possible. Ca m’a demandé beaucoup de temps et d’énergie tout ça. Et comme ça ne suffisait pas, on a décidé de boucler tous nos travaux avant le mois d’Août. Et ça nous prend vraiment tout notre temps libre même si on a embauché un plombier et un plaquiste, sans lesquels, je pense, on n’aurait pas fini avant l’année prochaine. Et comme c’était pas encore assez, j’ai aussi dû passer la main sur un rôle important que j’occupe dans une association (l’année prochaine, je n’aurai plus le temps de le faire correctement) et du coup former mon successeur.

Mais depuis mardi soir, je suis en vacances et j’aurai un peu plus de temps pour traîner sur internet et commenter vos blogs. Vive les vacances ! 🙂

 

vacances_018

Bon, je dis que j’aurai davantage de temps mais c’est dans une certaine limite puisque les travaux sont encore loin d’être finis et qu’on passe à la vitesse supérieure (il nous reste que quelques jours pour tenir notre timing). En tous cas, j’essaierai d’être plus présente, d’autant que pour le peu que j’ai eu le temps de lire, il y a eu une période de mauvaises nouvelles sur la blogo qui m’a beaucoup touché. Des copinautes en ont encore bavés, dnlp est vraiment une très grosse P parfois…

J’écrirai dans la journée, si j’ai le temps, un article grossesse pour celles qui veulent des nouvelles.

Plein de bisous à vous toutes et des pensées particulières à celles (et ceux) qui vivent des moments difficiles.

Des mains en or [grossesse – déjà des cadeaux !]

J’averties toutes celles qui n’ont pas envie de voir des photos d’affaires super mimis de bébé de passer leur chemin (ce qui se comprend parfaitement !) 

Lundi dernier, j’ai reçu par la poste un merveilleux colis de la Féé du Nord, une créatrice aux mains en or et au grand coeur.

s2.qwant.com

Et quel colis ! Il contenait en effet des cadeaux (les premiers !) pour notre p’tite costaude nous ont beaucoup touchés.
Ce sont de plus ses premières affaires, nous les peureux qui n’avons encore rien acheté. Et surtout, ce sont des cadeaux uniques, aucun autre bébé ne portera ces vêtements qui ont été fait avec amour (la Fée du Nord a vraiment un grand coeur !) rien que pour elle. Je n’arrive pas vraiment encore à croire qu’un jour – croisons les doigts pour que ce soit le cas ! – elle mettra ces merveilles, c’est complètement surréaliste !

Voici donc le contenu de ce merveilleux colis :

une magnifique robe – tablier (pour 3-6 mois) qui se transforme en débardeur (pour 18 mois) :

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deux snoods maman/bébé pour sortir coordonnées ! ❤

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un adorable body avec broderie faite main (et avec quelles mains !)

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Je ne sais comment remercier cette merveilleuse fée de nous avoir tant gâtés. ❤ Ni lui dire combien nous sommes touchés…

Ces premières affaires contribuent à rendre aussi la grossesse plus concrète… Je les regarde très souvent en imaginant qu’un jour – peut-être, sûrement – notre ptite costaude les portera…

Et comme je suis sympa et que la Fée du Nord est vraiment pleine de talent et ne fait pas que des articles pour bébé (elle coud aussi des jolies choses pour décorer la maison, elle fait des accessoires (sac, trousses, berlingots, etc…)) , je partage avec vous ses créations : si vous avez envie de vous faire plaisir ou d’offrir un cadeau unique (qui peut être personnalisé ce qui est vraiment parfait pour plein d’occasions), c’est par ici pour son blog.

Et si vous êtes fan des réseaux sociaux (faudrait que je me mette à fb, twitter et autre, hein, je suis un peu arriérée moi…), vous pouvez la retrouver :

sur facebook  , sur Instagram, sur twitter, sur printerest

La moitié du chemin [grossesse 21 sa]

camembert

Je ne pouvais pas passer à côté de cet article. Même si c’est beaucoup moins drôle que les histoires de pipi. Si vous êtes dans un moment difficile et que vous n’avez légitimement pas envie de lire des choses niaises sur la grossesse, vous pouvez (devez) passer votre chemin.

Mardi, quand j’ai vu le Dc Célèbre, elle m’a fait remarqué que nous en étions à la moitié de cette grossesse. La moitié déjà… Déjà 4 mois et demi que ptite costaude a fait don nid. Un peu plus de 3 mois passés à trembler de peur à l’idée que ce bonheur s’arrête subitement. Mais depuis quelques semaines, je la sens bouger. Et ça change tout. Au début, je n’étais pas très sûre de mes sensations, j’avais peur de confondre ma digestion difficile avec ses mouvements. Mais depuis 3 semaines, les coups se font bien plus marqués. Mon amoureux aussi la sent bouger. C’est juste merveilleux.

Tous les soirs, mon Amoureux pose sa main sur mon ventre et attend (parfois un bon moment) qu’elle se manifeste. Souvent, elle vient se lover contre sa main, tendant ainsi mon ventre qui se déforme à l’endroit où se trouve son petit corps. Mon Amoureux lui parle alors en mettant mettant sa joue contre mon ventre. Et moi, je suis spectatrice de ce si joli spectacle, de cette relation qui se crée déjà entre eux. Je laisse un peu mon ventre à mon Amoureux pour qu’il communique avec son bébé, lui qui n’a pas la chance de l’emmener partout, de la sentir n’importe quand. C’est juste merveilleux et magique cette vie qui grandit à l’intérieur de moi.

Je n’ai pas envie que ça s’arrête. Je voudrai à la fois la voir (dans 4 mois minimum et pas avant bien sûr !) et à la fois je me sens très bien ainsi. Enceinte d’elle. Je me sens si pleine et épanouie… Après avoir été triste et désespérément vide, c’est un rêve de tout instant. Il m’arrive encore de me réveiller la nuit, de toucher mon ventre et de sourire bêtement dans le noir en me disant « p*tain, je suis enceinte ! »

Bien sûr, les angoisses ne sont jamais loin. La toxoplasmose, listériose et l’écho des 22 sa (que je ferai à quasiment 24 sa…) sont autant de stress. Mais pas d’ombre dans notre bonheur. Et comme je le disais dans mon article précédent, autant avant chaque petit problème qui se rajoutais à notre planning pma me frappait de plein fouet et me mettais dans un état indescriptible, autant maintenant, ce n’est plus vraiment important. Avec mon Amoureux, on se serre parfois fort dans nos bras, au bord des larmes, en répétant : « elle est juste là, on est déjà un peu 3… » On l’aime si fort.

Pour une fois, les mois qui viennent s’annoncent plein de merveilleuses choses. Nous devons choisir son prénom, ce qui nous réserve de longues et merveilleuses discussions. La préparation de son arrivée va nous occuper, nous attendrons tranquillement le mois d’Août en veillant à ce que tout soit prêt pour elle. J’ai encore parfois très peu peur que ce bonheur si grand nous soit repris (et les événements de ces dernières semaines ont forcément été anxiogènes). Mais on avance, on avance vers elle je l’espère.

Je vous avais promis du niais, vous n’êtes je pense pas déçus. Je ne sais vraiment à quoi peut servir cet article mais j’avais besoin de l’écrire. Après être venue très souvent déverser mon chagrin et ma colère sur ce blog, j’avais besoin d’écrire mon bonheur. J’espère n’avoir heurté personne. Et j’espère que si une copinaute qui galère sur le quai est arrivée à la fin de cet article (bravo à elle ! 🙂 ), elle aura surtout retenu que la galère peut subitement s’arrêter et faire place à du beau, du merveilleux. Et que je lui souhaite bien fort.

Plein de bisous à vous toutes !