La pma c’est vraiment LOLILOL

Un article rapide en mode très énervée et très désemparée : nous avons reçu un appel du secrétariat de la pma (sur notre répondeur, on bossait) qui nous annonce que le rendez-vous du 13 avril (rendez-vous qui devait être avancé, on était prioritaire dès qu’une place se libérait suite aux événements difficiles ce début d’année), donc le rendez-vous du 13 avril est reporté au 22 ! Je suis dans une colère noire que cette attente qu’on nous avait annoncée plus courte soit finalement allongée de 9 jours. 9 jours, ce n’est rien mais pour nous, c’est beaucoup trop. Et qui nous dit que ce sera pas encore reporté ? Nous avons écrit un mail relatant notre indignation aux secrétaires puisque comme d’habitude il est impossible de les joindre par téléphone.

Voilà, un article qui ne sert à rien si ce n’est cracher ma colère et ma tristesse d’être dans un système où on se moque réellement des patients et de leurs souffrances… (et moi qui disais il y a quelques jours que cette pause me fait du bien… Je retire tout ce que j’ai dit. Saleté de pause de mùrde. Respirons, ça ira mieux bientôt.. (ou pas…) )

EDIT : Wp me signale que c’est mon 50 ième post. Je suis ravie, vous imaginez, surtout que le contenu de celui-ci vaut vraiment le coup !

cup obsession

En ce moment, ce n’est pas la joie dans notre jolie maison. Rapport à mon précédent billet, on a plutôt la tête à l’envers avec l’Amoureux. Mais vendredi, il est arrivé exactement ce qu’il faut pour me redonner un peu le sourire : J1 a débarqué.

Ouais, d’habitude quand ces saletés règles débarquent, je tire la tronche. Mais plus maintenant : j’ai mon arme secrète, la cup ! Dès que j’ai vu les premières gouttes de sang, je me suis tout de suite dit que c’était exactement ce qu’il me fallait dans la tristesse ambiante : l’occasion de nouvelles aventures avec ma copine la cup, c’est tellement fun ! Et du coup, ça me donne l’occasion de vous raconter mon plus grand moment de solitude…

Replaçons d’abord les choses dans leur contexte : dès vendredi, j’ai dégainé l’arme suprême pour le rire, l’amie – que dis-je, la meilleure amie – des pmettes, j’ai nommé la cup et je l’ai enfilé avant de partir bosser. Et cette journée a été finalement bien décevante au niveau des aventures cupesques : aucun problème pour la mettre et le plus incroyable, aucun problème pour l’enlever. Une journée J1 parfaite au sens où je ne sentais rien, j’aurai pu complètement oublier que j’avais mes règles tellement la cup fait bien son boulot ! J’ai même décidé de passer la nuit avec ma cup tellement je trouvais ça super ! (nuit très bonne d’ailleurs sans rien sentir, exactement comme si elles n’étaient pas là, libre de mes mouvements et tout)

Samedi, nous faisions un (fort heureusement, petit) déménagement. J’ai donc nettoyé et remis ma cup avant de partir. Nous étions pressés et j’ai fait ça vite. Mais arrivée dans la voiture, j’ai commencé à avoir mal au ventre, aux ovaires même il me semble. Je pensais que ça venait peut être de la cup mais j’ai décidé d’attendre. Il faut savoir que je n’ai quasiment jamais mal au ventre pendant mes règles. (oui, je suis une p*tain de c*nasse qui n’a pas mal au ventre. Je sais.) Arrivée à destination, j’ai commencé à m’activer en sentant une douleur sourde en bas du ventre et chaque fois que je me baissais, j’avais une douleur plus vive, comme un coup de poignard dans les ovaires. J’ai fini par dire que je devais faire un tour dans la salle de bain.

Nous en arrivons donc à mon moment de solitude (je ne sais même pas pourquoi je raconte ça ici…) J’ai donc entrepris de retirer ma cup et avant de vérifier quelle était sa position. Je n’ai rien remarqué de particulier mais voulant quand même l’enlever et la remettre pour être sûre, je me suis dit que c’était pas le moment de ne pas arriver à la sortir. J’ai donc pensé à bien me détendre, vraiment le plus possible. Puis de pousser un peu pour l’aider à sortir. J’étais tellement détendu qu’en poussant, j’ai fait quelques gouttes de pipi sur mes mains ! Au milieu de cette salle de bain toute propre, avec des gens qui s’activaient dehors et sans produits pour nettoyer, pas même une éponge (tout cela avait déjà été embarqué)…  J’ai décidé de régler le problème ultérieurement et de sortir la cup d’abord.

Bon, j’en étais donc à être détendue. Ben je peux te dire qu’une fois que tu as fait des gouttes de pipi par terre tellement t’avais lâché la pression, t’es d’un coup beaucoup moins zen. J’ai donc repris l’extraction de ma cup en pesant cette fois à me détendre mais pas trop. Ce qui te bloque complètement, en fait, je t’assure. Et j’ai aussi essayé de pousser mais pas trop. Pareil, c’est débile. Soit tu pousses, soit pas. C’est donc tendue comme un arc et sans pousser que j’ai été trifouiller la dedans pour la sortir de là. J’ai heureusement réussi sans trop de mal. Je l’ai lavée et remise en faisant bien attention à ce qu’elle soit bien placée. (j’ai ensuite réglé le problème du nettoyage : il a fallu faire preuve d’ingéniosité pour aller chercher éponge et produits d’entretient et nettoyer sans qu’on me pose des questions et sans que personne ne pénètre avant mon retour dans la salle de bain… J’ai mis l’Amoureux en garde devant la porte et j’ai surpris quelques regards étonnés par notre manège.)

Mais toute la journée je me suis traînée ce mal de ventre. Toute la journée, j’ai été convaincue qu’il y avait un problème quelconque avec la cup sans savoir lequel. En rentrant chez moi, j’ai de nouveau été l’enlever et la remettre; Je dois avoir le vagin fragile parce que j’ai eu beaucoup de mal à la remettre, c’était tout irrité la dedans. Dans le canapé, j’avais toujours cette douleur, de plus en plus forte d’ailleurs.

Alors, j’ai jeté l’éponge. Je suis allée l’enlever et la ranger dans le placard, j’ai sorti une des dernières serviettes qu’il me reste pour la nuit. Aujourd’hui, je n’ai même pas tenté, j’ai vraiment eu mal et j’avais envie de passer la journée sans sentir mes ovaires.

Je ne sais pas à quoi est dû cette douleur mais je suis sûre que c’est lié à la cup. Mais pourquoi ça ne m’a rien fait la veille ? C’est dommage parce qu’après une journée de bonheur avec elle, j’ai bien envie de continuer à la mettre ! Mais pas au prix de douleurs vives quand même !

La suite au prochain cycle sûrement !

La longue-pause

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Nous voilà à un peu plus de la moitié de notre pause imposée. Notre longue-pause (référence à une vieille série, sauras-tu trouver laquelle ? Et le lien avec l’image ? Concours ouvert dans les commentaires, à gagner un cours de maths. Si,si ! 🙂 ).

Un long mois pendant lequel : – je suis partie en vacances (et rentrée le ventre vide, le mythe n’est qu’un mythe)

– je me suis torturée l’esprit avec des pensées noires (mais noires foncées) du genre « ma vie c’est que de la m^rde, mon couple aussi, cet enfant ne vient pas parce que je ne le mérite pas, je ne serai jamais heureuse. » Tout ça en boucle sans respirer.

– j’ai eu une inspection (une semaine de stress avant, un soulagement immense après.)

– et le plus important : on a perdu un ami (le week-end dernier), décédé suite à un cancer. La crémation est demain et la journée s’annonce du coup difficile.

L’électrochoc du dernier point a eu pour effet de nous faire prendre conscience à quel point la vie est fragile et à quel point nous devons « profiter » (j’ai du mal avec ce mot !) de notre chance d’être en bonne santé. Au delà de la tristesse, cette épreuve nous ressoude. Nous allons être très attentif à la femme de cet ami qui doit souffrir au delà de ce qu’on peut imaginer et la soutenir le mieux qu’on peut.

J’espère vraiment que la deuxième partie de la longue-pause sera plus sereine et que les mauvaises nouvelles arrêteront de pleuvoir, enfin.

J’ai toujours dans un coin de ma tête la demande de ma psy : lister tout ce qui m’est arrivée de positif ces dernières années. J’étais bloquée à rien pendant la phase idées noires mais je vais peut être (oui peut -être parce que c’est un peu frais tout ça et que les idées noires sont encore un peu dures à chasser, elles n’ont pas bien compris l’avis d’expulsion) réussir à retrouver du positif. (rien que le fait que ni moi ni l’Amoureux ayons de cancer par exemple. C’est soft dans le positif mais c’est positif !)

Et il va falloir mettre de l’ordre dans tout le bordel de ma tête (c’est fou ce que c’est mal rangée, moi qui suit si ordonnée !) Le 13 avril, ce sera le début d’une nouvelle aventure et j’espère au moins la vivre mieux que la fiv1 même si le résultat attendue n’est pas au rendez-vous, au moins avoir plus de zénitude et moins de catastrophe ferait du bien.

Des bisous à vous toutes et particulièrement aux opks qui morflent pas mal en ce moment sur la blogo…

Une balade à Paris

Mercredi, j’avais rendez-vous avec la psy de la pma. Comme c’est les vacances, avec l’Amoureux, on avait décidé d’y aller ensemble pour ensuite se balader. Nous avons commencé par aller voir les secrétaires pour râler (rapport au rendez-vous qu’on n’aura pas…). Finalement, Dr Célèbre n’était pas là (j’espérais la croiser pour obtenir un rendez-vous plus rapide) et la secrétaire nous a expliqué qu’elle est déjà over-bookée et que jamais elle ne réussira à trouver une place à moins d’un miracle ou d’un désistement (ça n’arrive jamais, parait-il…). On a bien râlés, mais le public était ce qu’il est, ils ont un gros problème de moyen, sont en sous-effectif, bref, c’est la m^rde !

J’ai ensuite vu ma psy, je lui ai raconté la tentative de tec où tous nos embryons sont partis à la poubelle, le rendez-vous rapide qu’on nous avait promis et qu’on n’aura pas, l’attente trop longue jusqu’au mois d’Avril. Elle a compatis. Mais elle me trouve bien trop angoissée, elle me dit que je veux tout contrôler, que ce n’est pas bon. Elle me demande de me laisser faire. Que peut être que ça marcherai mieux sans vouloir tout contrôler. Je ne sais qu’en penser. J’ai été un peu en colère au début, je lui ai dit que je culpabilise déjà bien assez, que je n’ai pas envie de penser que c’est moi qui suit responsable des échecs. Mais cette idée de me laisser faire n’est pas à jeter pour autant, j’ai beaucoup de mal à faire confiance pendant les traitements, je n’arrive pas à juste suivre les instructions, je veux tout savoir, tout contrôler, tout comprendre. Et force est de constater que ça n’arrange rien mais que ça demande une énergie que j’aimerai garder pour autre chose. Elle a quand même eu des propos que j’ai trouvé contradictoires, ça m’a un peu déstabilisé (elle a commencé par me dire que la pensée n’était pas magique, qu’elle n’est pas toute puissante, qu’il ne faut pas que je pense ça, que c’est une pensée d’un enfant normalement… Bref, le truc pas sympa à entendre. Puis elle me dit qu’à force de vouloir tout contrôler, de me focaliser là-dessus, les choses peuvent dégénérer et ça explique peut-être en partie le fiasco de la fiv. Vous en pensez quoi ?)

Elle m’a demandé de faire la liste des choses positives qui me sont arrivées ces derniers temps et j’aime assez cette idée par contre.

Ensuite, avec l’Amoureux, nous sommes allés nous balader dans Paris. Sans parler pma pour une fois, on a d’abord cherché du tissus pour faire nos rideaux (on a acheté du beau lin et des tissus pour l’égayer un peu, je vais me mettre à la couture pour confectionner ces rideaux, ça m’occupera !) . Puis, nous sommes allés au quartier chinois. Le nouvel an pour eux, c’est maintenant. (ça rappelle un slogan, non ? 🙂 ) Bonne année chinoise à vous toutes ! 🙂 Nous avons assisté à un spectacle de rue, une fête pour le nouvel an avec des dragons, de la musique, des karatéka (bon, c’est japonais ça…) C’était super, le quartier était tout animé par cette fête et décoré. Et le spectacle était vraiment sympa.

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Nous avons profité de cette journée et après réflexion, là je trouve que la pause imposée, même si elle m’énerve, nous fera peut être du bien. La pma, le stress, la pensée obsessionnelle pour ce bébé qui ne vient pas, tout à coup, tout cela m’est insupportable. Je n’ai plus envie de tout ça. Pas maintenant. Je voudrai pouvoir tout débrancher, ne plus penser, me consacrer à d’autres choses. Alors, pendant deux mois, on va vivre sans pma. Je vais essayer de m’y conformer. Et puis, Princesse, je t’attends, on sera jumelle de fiv ! 🙂

Pmavie et la coupe de sang – épisode 2.

Le titre est glamour à souhait, non ? Et le reste ne le sera pas moins, soyez-en assuré !

édit : si vous voulez tester la cup, ne lisez pas ce qui suit. Ou ne vous effrayez pas… Je n’ai tout simplement peut être pas choisi la bonne taille ! 

Je viens vous donner des nouvelles de ma coupe menstruelle, la cup de son ptit nom. Et puis, Pépette avait envie de rire, alors… Et comme PrincessePi a le moral dans les chaussettes, un petit post pour rire, ça fait toujours du bien !

Alors, la dernière fois, je vous racontais à quel point l’accouchement d’une cup est long et difficile. Je me suis même griffée mon dedans de moi à force de vouloir entrer ma main là-dedans. (et ça n’entre pas, boreal !) J’ai dû laisser quelques heures mon intérieur se refaire une beauté et mon esprit se détendre. Mais comme je suis persévérante, hier soir, j’ai récidivé. Je l’ai gardé au moins deux heures. Quand il a fallu l’enlever avant d’aller me coucher, j’ai transpiré par avance. J’ai repensé aux conseils que vous m’aviez donné (et j’avais déposé ma cup à l’entrée du vagin) mais cette saleté remonte très profond toute seule. Comme j’avais déjà mal, j’ai eu l’idée de privilégier vraiment la poussée. (de plus peut être qu’un jour ça pourrai me servir pour expulser d’autres trucs de mon vagin – non pas un sextoy !). Et elle est sortie sans trop de difficulté (un malentendu, sûrement). L’histoire pourrait s’arrêter là (et n’aurai rien de drôle donc) si ce matin, je n’avais pas décidé de la mettre pour aller bosser…

A partir de midi, j’ai commencé à sentir une gêne en bas du ventre. Pas une vraie douleur mais j’ai pensé que peut être c’était dû à la cup. Je suis allée au toilettes du collège vérifier la position mais accoucher de ma cup dans ces toilettes, c’était juste pas possible. Alors, je n’ai touché à rien. Pendant mes cours, l’après midi, j’étais persuadée d’avoir mal à une de mes trompes. (je n’ai jamais senti cette partie de mon corps mais là, bizarrement, j’étais sûre que c’était là qu’était la douleur). Alors dès que je suis rentrée à la maison, j’ai voulu aller expulser ma cup. J’étais sûre que si je la gardais ne serait-ce que 5 minutes de plus, j’aurai une infection généralisée.

C’est alors que ça a mal tourné… J’ai voulu l’enlever dans la salle de bain mais comme j’étais pressée et que je n’arrivais pas à pousser correctement, j’ai eu l’idée de l’enlever sur les toilettes. Rapport que je pousse beaucoup mieux là-bas. (c’est glam’ là, non ?) La position étant ce qu’elle est, pousser avec un bras entre les jambes et la main à l’intérieur, c’est pas super pratique. Et quand j’ai voulu chercher la tige, c’était plein de peau autour. Comme si les chairs reprenaient… A se demander si avant, il y avait un vrai trou à cet endroit. J’ai donc fais le tri avec mes doigts et j’ai réussi à mettre la main sur cette tige. C’est là que je ne sais comment, je me suis pincée. Mais bien bien fort. J’ai laissé échapper un cri. L’Amoureux s’est précipité (et ouf, il n’est pas entré ! Notre vie sexuelle serait morte sinon. Essayez de m’imaginer sur les toilettes, en plein poussée, penchée en avant, le bras entre les jambes et les doigts enfoncés le plus profond possible dans mon dedans…) Il m’a demandé si ça allait à travers la porte. Je l’ai tenu à l’écart comme j’ai pu mais il semblait inquiet, ça ne m’arrive pas souvent de crier dans les toilettes. Alors, pendant que j’essayais de sortir ce truc (en me pinçant à chaque fois), je devais aussi répondre régulièrement ; « ne t’en fais pas, touuuuut va bien ! aïe ! » Autant dire que quand je l’ai sorti, j’était vraiment soulagée !

L’Amoureux par contre, m’attendait de l’autre côté de la porte et s’inquiétait franchement. Passer 20 minutes aux toilettes en disant « aïe » et en criant, c’est pas courant avouez ! Et comme je n’avais pas partagé la merveilleuse idée de cet achat (il y a des trucs que j’aime garder pour moi !), quand il m’a vu sortir essayant de camoufler cet cup encore un peu sanguinolente, ça ne l’a pas du tout rassuré. « Tu saignes ? » « Tu as un problème ? » « C’est à cause de tes règles ? » J’ai dû donc faire un bon debriefing sur les aventures de ces dernières heures ; il s’est un tout petit peu foutu de ma gueule (nan, beaucoup en fait) et a un peu compatis.

Je crois vraiment que je ne suis pas douée. Ou alors, mon vagin est trop long. Ou ce sont mes doigts qui sont trop courts. Il mesure combien votre pouce les membres de la « secte cup » ?

Pour rendre son J1 vraiment fun

On sait toutes ce que c’est un J1… Même sans tentative en cours, ça te rappelle combien tu es infertile et vide. Bref, J1 c’est la déprime.

Ce mois-ci, j’ai pris les choses en main : j’ai commandé ce week-end sur internet une coupe (non, pas une coupe comme dans les compétitions sportives, ça va pas devenir la fête les J1) mais une coupe menstruelle. J’avais beaucoup hésité, rapport que je suis pas très à l’aise avec les choses qui rentrent en moi. (sauf… Enfin, vous savez ! Je vous rassure, c’est pas de là que viennent nos problèmes !) Mais je me suis décidée, avant tout je crois pour éviter de penser à ce J1 et parce que j’ai la fibre écolo.

J’ai vaguement pensé ce week-end que ce serait super que mes règles attendent l’arrivée du colis pour se pointer. Bon, j’y pensais comme ça, c’est pas vraiment important. Pas comme la fois où il fallait absolument qu’elles débarquent et qu’elles ne sont pas arrivées au bon moment… (ce qui a décalé la fiv d’une semaine, pas grave à priori mais décaler tous les rendez-vous et en retrouver qui conviennent, c’est gonflant !). Bref, j’ai donc vaguement souhaité les voir arriver « au bon » moment et… J’ai reçu le colis à 16h, elles se sont pointées à 17… Comme quoi, quand ELLES veulent…

Bon, pour en revenir au sujet, je vais vous parler de la coupe menstruelle… Sujet glamour à souhait.

Pour commencer, elle est belle. Et pas trop grosse. Et bien souple. Bref, en aspect, je la trouve vraiment sympa. Et j’ai pu tout de suite la mettre à l’essai.

Pour la rentrer, trop facile. J’ai suivie le mode d’emploi, j’ai trouvé ça tout simple. Ca a ventousé, comme il se doit. Pour vérifier sa position, j’ai eu un peu plus de mal. Puis je me suis dit que je l’avais mise trop bas. J’ai voulu l’enlever pour la remettre. Mais alors là, la galère ! Elle est remontée, j’aurai donc pu la garder mais je voulais être sûr que je pouvais encore l’enlever… S’en est suivie une lutte d’au moins dix minutes entre mes doigts et le dedans de mon corps. Parce que j’ai peut être des mains bizarres ou alors c’est trop étroit chez moi mais c’est impossible pour moi de mettre là dedans mon pouce ET mon index. Et essayer de tirer un truc ventousé juste avec votre index, c’est impossible. J’ai cru que j’allais avoir une nouvelle cause d’infertilité : entrée bouchée par une coupe… J’aurai eu l’air maline à la prochaine visite à la pma ! Je suis donc ressortie de la salle de bain en marchant en canard (l’Amoureux cuisinait, j’étais heureusement tranquille) avec la coupe qui s’était positionné à moitié en travers à force de la bouger pour regarder sur internet comme faire. J’ai réésayé en poussant (parait que ça aide) et après avoir fait des contorsions digne d’une gymnaste, j’ai enfin accouché de ma coupe… Ouffff !

Bon, je ne sais plus quelle bêtise m’a traversé la tête à ce moment là mais je me suis dit que c’était pas si horrible que ça et que j’allais la remettre. Quelle idée ? Parce que quelques temps après, je me suis dis que peut être, je devrai vérifier sa position. Et une chose en entraînant une autre, j’ai fini par vouloir l’enlever… Et vous pouvez relire le passage précédent avec un poil plus de panique encore…

Puis…. Je l’ai remise. Je ne voulais pas renoncer. Cette fois-ci, j’ai trouvé qu’elle était mise un peu bizarrement mais je l’ai laissé. Je me suis dit qu’il fallait que j’arrête d’angoisser pour rien. J’ai passé le repas à trouver que je sentais un truc quand même. Puis, sur le canapé, ça me dérangeait un peu (et commençait à me brûler (?) ). Alors, avant d’aller au lit, j’ai décidé de… l’enlever. Avec la ferme décision de ne plus la remettre. J’ai passé vingt minute par terre dans ma salle de bain en me demandant si l’aide de l’Amoureux ne pourrait pas me sauver. Mon dedans de moi est tout irrité, ça brûle mais mes mains n’arrivent pas à saisir ce truc. Et enfin, comment je fais pour rentrer tous les doigts dont j’aurai besoin pour sortir ce truc de là ??? Au bout d’un bon moment, j’ai réussi. Notez que je ne sais plus comment, ça ne pourra même pas me servir pour la prochaine fois. Quoique je ne suis pas sûre de vouloir retenter l’expérience… Je vous ai dit que j’étais un peu mal à l’aise concernant les trucs qui rentrent en moi ? (sauf… Oui, ça va, on a compris ! 🙂 )

Et vous la coupe, vous avez testé ou pas ? (et c’est arrivé à une fille de ne plus pouvoir l’enlever du tout ???)

Ce matin

Ce matin, notre campagne était blanche. Il neigeait à gros flocons. Nous étions pressées mais nous avons pris le temps d’admirer la magie de la neige puis nous nous sommes regardés et dit qu’une journée si bien commencée ne peut pas mal finir.

Ce matin, dans la voiture, nous avions mis le téléphone entre nous. Nous priions pour qu’il ne sonne pas. Nous avancions (au rythme lent de la circulation sous la neige en région Parisienne) en caressant l’espoir que peut être un peu de bonheur nous attendait.

Ce matin, en nous garant devant l’hôpital, nous nous sommes dit que ce téléphone resté silencieux était plutôt bon signe. Nous avons marché, presque couru jusqu’au laboratoire.

Ce matin, nous avons attendu devant la salle de transfert. Nous pensions qu’une fois arrivés là, nous touchions le bonheur du doigt.

Ce matin, quand la gynécologue nous a appelé, accompagnée du biologiste, on a compris. Il n’y aura pas de transfert. Notre embryon, notre promesse de bébé, n’a pas résisté.

Ce petit matin était pourtant si beau. Mais la neige a fondu et notre embryon n’a pas supporté le dégel. Il reste un bouillasse qui nous colle aux chaussures. Nous savons que ce matin nous a changé. Définitivement. Reste à respirer maintenant, et continuer. Mais rien ne sera plus jamais pareil.

Il n’y aura pas…

Samedi, demain, il n’y aura pas de transfert. J2 n’a pas tenu. Il est caput, à la poubelle.

Demain, il n’y aura pas de réveil avant l’aube avec l’immense espoir de bientôt retrouver notre embryon.

Il n’y aura pas la suite de la journée à Paris, à parler de l’avenir qu’on imagine, les espoirs qu’on fonde dans ce minuscule bout de vie.

Ce week-end, il n’y aura pas de cocooning en pensant fort à cet espoir tout petit.

Il y aura l’attente, encore, d’un possible transfert lundi de notre dernier espoir pour cette fiv. Il paraît que les J2 résistent mieux que les J5 à la décongélation. Alors, comme notre J2 n’a pas tenu, j’ai du mal à espérer beaucoup de notre J5. Nous avons besoin de nous préserver, l’Amoureux pourtant toujours optimiste, m’a dit qu’il n’y croyait pas. Qu’il préfère ne pas y croire.

J’ai comme la sensation que cette fiv sera vite pliée, finalement il n’y aura au mieux qu’un tec, peut être pas. J’avais, après la fiv, perdu l’espoir et je pensais aller au tec sans y croire. Je ne sais au fond quel espoir j’avais avant cet appel mais j’ai l’impression que je viens de me prendre une deuxième baffe. J’ai aussi la sensation d’être toujours du mauvais côté des statistiques : on est toujours dans les 80% (ou plus) de looseurs ; là le risque que ça foire n’était que de 10% et bim ! on est encore du mauvais côté. Avec l’Amoureux, on va essayer de ne pas trop cogiter ce week-end, mais nous avons tous les deux le moral bien dans les chaussettes.