Rituel de rentrée 

Il y a longtemps, j’adorais la rentrée. Quand j’étais collégienne puis lycéenne, je la préparais longtemps à l’avance et je savourais le décompte des jours de la fin du mois d’août : le top départ était donné par mon anniversaire, le 26. On faisait souvent les courses de fourniture scolaire dans les jours qui suivaient. Et j’adorais passer du temps dans les rayons à choisir méticuleusement mes cahiers, classeurs et, mes chouchous : les stylos et agendas. Ils devaient représenter ce que je projetais de moi pour l’année a venir.

Puis il y avait le shopping en ville. Je prenais un soin tout particulier à choisir de nouveaux vêtements comme s’ils pouvaient me transformer en une personne meilleure ou plutôt révéler avec intensité celle que j’étais. Quand j’achetais également un nouveau sac, c’était avec une véritable impatience que j’attendais le premier jour de cours.

Et puis, il y a eu les années étudiantes où j’ai travaillé l’été et enchaîner ensuite avec la rentrée était moins agréable. Pas détestable, je retrouvais mes copines mais j’y prenais moins de plaisir et surtout, je n’avais plus assez d’argent pour faire mon petit rituel.

La première rentrée de prof n’a pas été aussi exaltante que je l’imaginais, j’étais surtout stressée et toujours aussi à sec dans mon porte monnaie. Assez vite, des problèmes personnels se sont ajoutés et j’ai vécu les rentrée suivantes comme un retour obligée au travail pour gagner ma vie. Pas un moment horrible mais je n’appréciais vraiment pas la fin août qui était source d’angoisse.

Bien entendu, la pma m’a fait détester la rentrée. Je ne pouvais m’empêcher de penser : « encore une rentrée le ventre vide ». Chaque année je voyais des collègues tomber enceinte, accoucher et revenir de congé maternité et moi, j’en étais toujours au même point. A ce moment là, la rentrée était une véritable souffrance. Mon seule réconfort : la réouverture du centre pma me faisait entrer dans une phase d’attente active (j’étais en manque de piqûres et d’échos – je suis comme Simone, je déteste l’attente passive)

Et il y a maintenant, l’après pma. Je me sens apaisée, en paix avec moi même pour la première fois depuis très longtemps. Alors même si je n’étais pas impatiente de retrouver le chemin du boulot, je n’étais pas angoissée comme avant à ce sujet. Et pour me donner du baume au coeur, j’ai eu l’idée de retrouver mon rituel d’adolescente : j’ai fait du shopping pendant une journée complète ! Ca fait un bien fou ! Je n’ai rien acheté d’extraordinaire : 2 pantalons, un joli haut et des fournitures toutes mignonnes qui donnent envie de travailler.

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Maintenant, il faut reprendre le rythme et se remettre dans le bain ! Et pour continuer dans les petits plaisirs de la rentrée qui font du bien, avec ce temps d’automne on se fait des goûters maison (un bon cake, des cookies, une crème au chocolat, mais non, pas tout ça à la fois) avec des boissons chaudes. Un peu de réconfort pour se donner du courage !

Et vous, des rituels de rentrée ?

Changement de sujet, quelques nouvelles de la petite Costaude, vous pouvez passer votre chemin :

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Ma petite Costaude a eu un an le 17 août. Déjà un an… Comment est-ce possible ? Nous avons fêté son anniversaire avec mes parents sur la côte d’azur. Elle a été gâté et surtout entourée d’amour. C’était génial et émouvant.

La nostalgie n’est jamais loin : cette année écoulée auprès d’elle a été la plus jolie année de ma vie. J’ai toujours peur que ce bonheur disparaisse et la voir grandir m’émerveille et m’effraies à la fois.

C’est une petite fille sensible qui est très attachée à nous. Elle refuse systématiquement d’aller dans les bras de personnes qu’elle connait peu (mes parents ont dû attendre 3 jours avant de pouvoir la toucher sans qu’elle pleure ! Bon, après, ils ont vite pu la prendre dans leurs bras, heureusement !) Elle aime beaucoup trouver un objet (qui n’est pas un jeu de préférence, un truc qu’elle n’a jamais vu) et jouer avec pendant un bon moment. Si on la laisse faire, ça peut durer longtemps.

Elle a souvent besoin de nos bras et adore les câlins. Elle se blottie contre nous, passe ses bras autour de notre cou et nous caresse les cheveux.

Je ne parlerai pas sommeil (le point noir du moment) et j’arrête ici ce flot de mièvrerie.

Des pensées à vous toutes et bonne rentrée, quelque soit la vôtre !

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Bientôt 9 mois d’Elle [100% MILK]

Aujourd’hui, petite costaude a passé autant de temps dedans que dehors. Exactement. (Je suis folle, j’ai compté au jour près – en oubliant ses cinq premiers jours de vie cellulaire qu’elle a passé au labo !)

Pour cette occasion, voici un portrait d’elle, façon Amélie Poulain :

Petite costaude aime être dans mes bras et observer le monde.

Petite costaude n’aime pas quand des personnes inconnus essaient de la porter.

Petite costaude aime se tenir debout, elle est toujours à la recherche d’un appui pour se redresser.

Petite costaude aime jouer tranquillement avec ses jouets. Surtout avec son livre musical et son piano.

Petite costaude n’aime pas se réveiller seule dans son lit alors qu’elle s’était endormie dans nos bras. Ce sont les seules fois où elle se réveille en pleurant.

Petite costaude aime se blottir contre moi et faire un long câlin quand je rentre du travail.

Petite costaude aime qu’on rit quand elle fait le clown, qu’on l’applaudisse quand, après s’être mise debout,  elle lâche les deux mains. Elle nous regarde alors en riant, attendant avec un bonheur évident notre réaction.

Petite costaude est un bébé adorable, qui nous fait rire et nous attendri.

Je tombe dans le très guimauve. Alors j’arrête là ce difficile exercice. Les nouvelles de la blogosphères n’ont pas été bonnes ces derniers temps et le quotidien m’a éloigné des commentaires. J’essaierai de faire mieux – cette fin d’année scolaire est chargée – et je tiens à vous dire que je pense souvent à vous, en particuliers aux copines du quai.

Les bébés hérissons ont davantage de succès que nos problèmes de fertilité ! Signez la pétition !

Nous sommes environs 15% de la population en âge de procréer qui rencontrons des problèmes de fertilité. Sans compter toutes les personnes qui ne sont pas encore dans un désir d’avoir des enfants, et qui ne savent pas qu’elles peuvent potentiellement rencontrer des problèmes de fertilité. 15 %, voire plus, et pourtant cette pétition qui […]

via 2137 ce n’est pas suffisant ! — Association de patients de l’AMP et de personnes infertiles.

Ambivalence parentale [MILK]

Après une assez longue absence, j’essaie de me mettre à jour, surtout sur vos blogs. J’ai pris beaucoup de retard lié à la reprise du boulot essentiellement. Et j’ai plusieurs articles aussi que j’aimerai publier parce qu’ils vous parleront peut être ou qu’ils vont aideront quand vous aussi vous serez devenues des MILKS ! Cet article fait le point sur l’éducation bienveillante et la façon dont on ressent les choses, nous. Et du constat dans nos vies qu’en voulant protéger nos bébés de toute forme de frustration,la violence peut se tourner contre nous, parents. Parfois, la bienveillance éducative, c’est de la maltraitance parentale. 

Pendant la longue attente pmesque, nous avons eu le temps de penser à l’éducation de notre (nos ?) enfant(s ?). Nous avions des principes que nous savions vulnérables face à la réalité des choses mais qui nous semblaient tellement aller de soi, être la base de la construction de notre parentalité, que nous ne voyions pas ce qui pourraient les remettre en cause.

Parmi nos idées éducatives, il y avait le très à la mode maternage. Plutôt parentage proximal de notre point de vue d’ailleurs, l’Amoureux ne souhaitant pas rester en marge de l’aventure ! Et donc, au programme : écharpe de portage pour respecter la physiologie de bébé et le porter autant que possible (moins de pleurs, moins de coliques, ça vend du rêve) ; allaitement long (trop de raisons à ce choix pour l’expliquer en quelques mots !) ; éducation respectueuse des besoins du bébé (ne pas laisser pleurer, le bébé qui pleure exprime un besoin jamais autre chose !) et j’en passe.

Et puis, petite costaude est née. Un bébé tout calme, qui ne pleure presque jamais (sauf les quelques semaines de colique où elle pleurait un peu en soirée), qui dort beaucoup. Nous l’avions très souvent endormie contre nous à cette période, nous avions envie (besoin ?) de profiter de ses premiers instants. Mais si on avait besoin de la coucher dans son berceau, elle l’acceptait très bien. Elle avait des besoins simples que nous comprenions facilement (être changée / être câlinée / prendre le sein). L’allaitement, après un début un peu difficile a été (et est encore) un vrai bonheur avec ma petite costaude qui espaçait beaucoup ses tétées (jusqu’à 7h la nuit) et qui prenait beaucoup de plaisir à prendre le sein, autant que moi à lui donner d’ailleurs. Elle aimait beaucoup les balades avec papa (et c’est à mon avis la raison de la période difficile que j’ai vécu lors de l’hospitalisation de l’Amoureux).

Comme vous le voyez, le parentage proximal nous allait vraiment parfaitement, tout le monde avait trouvé sa place et la vie était un long fleuve tranquille. Cuit, cuit les petits oiseaux, tout ça, tout ça.

Et puis, j’ai repris le travail. Environ une semaine avant, petite costaude a commencé à me coller vraiment, ne plus vouloir aller dans les bras de son papa (qui la garde la journée, je le rappelle). Ce n’était pas un problème, période normale pensais-je, ça va passer. Ce n’était pas très pratique car la préparation de mes cours et les tâches ménagères devaient être faits pendant les siestes tant elle refusait de me lâcher. Et à ce moment précis, elle a aussi décider que faire 3 ou 4 siestes d’une demi-heure maximum dans la journée était suffisant. Mon challenge de tout faire pendant son sommeil avait pris d’un coup un niveau de difficulté que je n’avais pas envisagé. Mais j’ai travaillé le soir (elle s’endort souvent à 22h donc j’avais peu de temps), le matin avant son réveil (là par contre, elle se réveille souvent vers 9h30 donc ça laisse du temps), bref, j’ai fait en fonction d’elle.

Je suis retournée au travail pour deux journées avant les vacances (oui, je sais…) en tirant mon lait pendant mes récrés (ou comment dire adieu aux pauses, hein !) et en rentrant à la maison le midi pour l’allaiter. Avec un plaisir tellement fort de la retrouver, ma petite costaude qui poussait un cri de joie en me voyant !

Les vacances ont commencées et j’imaginais que tout redeviendrai un peu comme avant : une petite costaude calme et souriante qui va avec papa ou maman. Une petite costaude zen, comme elle l’est depuis sa naissance. En vrai, ma petite costaude ne m’a pas décollée depuis le début des vacances… (1 semaine et demi). Et hier, j’ai craqué : n’avoir que 3 à 4 fois une demi heure sans elle dans mes bras (ce qui me laisse 2 heures au maximum par jour quoi) , ne pas pouvoir aller faire pipi sans qu’elle chouine parce que je l’ai confiée à son père, qu’elle ne veuille pas que je m’assois plus de 10 minutes quand je l’ai dans les bras (soit 10 h par jour environ moins quelques minutes par ci par là à marcher avec elle dans mes bras…), c’était trop pour moi. J’ai crié quand elle n’a pas voulu dormir alors qu’elle était visiblement épuisée. Je l’ai mise dans son lit alors qu’elle pleurait en me tendant les bras. Je lui ai dit que je n’irai pas la rechercher, qu’elle pouvait bien pleurer. Et j’ai tenu. Longtemps. Ses pleurs ne me touchaient même pas tellement je n’en pouvais plus . Après 10 minutes de pleurs, l’Amoureux (qui allait régulièrement la voir) revient avec elle dans les bras : elle s’était griffée le nez et saignait. Bien sûr, je l’ai prise dans mes bras et soignée. Et consolée, rassurée. Et je me suis posé des tonnes de questions :

d’abord, les « mauvaises », celles qui font culpabiliser par la suite mais qui rôdent pourtant souvent et qu’on entend dans les mêmes bouches bienveillantes que les feux « ne plus y penser » : je la gâte trop, je l’ai trop portée, trop écoutée, pas assez laissée pleurer et elle devient tyrannique. C’est sûrement de ma faute si le petit bébé adorable qui est née est subitement devenue en l’espace d’une poignée de jours ce petit bébé qui fait des caprices, non ?

Et puis, celles culpabilisantes : où sont passées toutes mes idées sur l’éducation ? Pourquoi je ne pouvais subitement plus supporter la proximité permanente de ma fille adorée et tellement attendue ? Allait-elle m’en vouloir de l’avoir ainsi laissée ? M’aimerait-elle moins ? Avais-je brisé le lien si fort qui nous lie depuis sa naissance ? Ou compromis sa future assurance, estime d’elle-même ?

La culpabilité m’est donc tombée dessus et me ronge. De la culpabilité (beaucoup) et de la colère aussi (un peu) contre cette société qui nous vend un modèle d’éducation qui ne peut correspondre à tous et qui culpabilise énormément. Cette parentalité proximale est plus que souhaitable la plupart du temps et même intuitif sur beaucoup de point. C’est naturellement (du genre qui vient des tripes) que j’ai voulu avoir mon tout petit bébé contre moi le plus souvent possible. C’est naturellement que je l’ai portée et cajolée pendant les quelques soirs de pleur. Que je l’ai portée beaucoup. Mais, là, c’est trop. Parce qu’avant, si je voulais faire quelque chose, je passais le relais au papa. Parce qu’avant, si je m’asseyais devant mon ordi, elle ne bronchait pas. Je n’y passait pas une heure mais je pouvais l’avoir sur mes genoux et lire un truc. Plus maintenant. Avant, elle dormait, plus maintenant. Avant, elle nous laissait manger tranquillement, maintenant elle chouine dès qu’on la pose dans son transat (à table et à notre hauteur). Et surtout, quand je la donne à son papa, j’ai toujours le sentiment de devoir me dépêcher de faire ce que j’ai à faire (et on est loin des choses « pour moi », c’est davantage me laver, aller aux toilettes, faire une lessive).

Alors,voilà,j’en suis là. Je prie pour que ma petite costaude redevienne le bébé adorable que j’ai connu, qu’on retrouve la complicité que nous avions il y a 10 jours avec nos jeux et nos moments calmes. Je sais que ça reviendra car nous y travaillons. Mais cette période est dure pour nous trois. Pour petite costaude qui visiblement n’est pas bien, pour nous deux, parents impuissants qui ne savons pas comment aider notre petite à aller mieux.

Car là est bien là question : que faut il faire ? Continuer à câliner, cajoler et porter ? Ou sévir en lui disant qu’on ne peut pas accepter d’obéir à tous ces désirs ? Car là, la bienveillance educative me semble être une maltraitance envers moi et mon Amoureux. Ne pas pouvoir s’asseoir, aller se laver tranquillement ne me paraît pas « normal ». Mais je me dis aussi que c’est très récent ces problèmes et qu’elle a peut être juste besoin de moi pendant quelques temps. Qu’elle va sûrement retrouver son caractère facile dans peu de temps.

En attendant, je craque un peu et souffre de ne pas comprendre mon bébé. Que dois-je faire pour l’aider ? Pour qu’on retrouve notre équilibre ? Nous allons faire au mieux avec nos possibilités, en espérant que ce passage ne soit pas trop long…

 

 

 

 

Comment j’ai jeté mes cheveux à la poubelle [on parle de p’tite costaude mais c’est instructif, disons]

Lundi, j’ai jeté mes cheveux à la poubelle. Ce n’est pas une métaphore, c’est vraiment ce qui s’est passé. J’aimais pourtant beaucoup mes longs cheveux, ce sont eux qui me faisait me sentir bien (belle est peut être un peu too much pour exprimer ce que je ressens) en me regardant dans une glace. La preuve par l’image (oui,oui, vous ne rêvez pas, je publie bien une photo de ma poubelle !)

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Et voilà comment j’en suis arrivée là :

Lundi après midi, je change petite costaude. Je m’apprête à lui bisouter son pied et tout à coup, je comprends. Je comprends pourquoi depuis le début du week end elle nous semblait plus nerveuse que d’habitude, pourquoi elle riait moins facilement. Oh! Elle n’a jamais pleuré franchement, on aurait cherché dans ce cas… Non, elle a enduré sans trop manifester sa douleur. Ses nuits étaient agités avec même des périodes d’éveil ce qu’elle ne fait jamais. J’aurai dû comprendre que quelque chose n’allait pas, je m’en veux tellement de ne pas avoir chercher…

Car, ce que j’ai vu quand je lui ai attrapé son petit pied, c’est un bête cheveu. Mais un cheveu qui s’est enroulé autour de deux de ses orteils et qui, avec les mouvement de petite costaude, s’est serré autour d’eux de plus en plus. A tel point que ses deux orteils étaient gonflés et rouges, le dessus du pied commençait aussi à gonfler et le cheveu avait entaillé sa peau et rentrait dedans. L’horreur. Elle a dû avoir si mal…

Je voulais l’emmener à l’hôpital,me sentant bien incapable de faire quoique ce soit. Heureusement, mon Amoureux était là et lui a su garder son sang froid. Pour lui, il était urgent de faire circuler son sang et il voulait essayer d’enlever ce cheveu immédiatement. Et je ne sais comment, il y ait parvenu. Je parvenais à peine à regarder tant le spectacle m’horrifiait.

Une fois n’est pas coutume, voici le pied de petite costaude, quelques heures après qu’on lui ai enlevé ce maudit cheveu (ça allait donc déjà un peu mieux)

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Vous voyez les deux entailles faites par ce cheveu ? La rougeur et le gonflement de ses petits orteils ?

Si j’écris cet article, c’est que j’ai appris depuis que ça arrive parfois. Ça s’appelle le syndrome du tourniquet et ça peut même conduire à une amputation si ce n’est pas pris à temps… habituellement,  les bébés hurlent de douleur. Mais pas petite costaude, ma courageuse. Alors, voilà, la raison de mon article, c’est aussi d’avertir : face à un comportement inhabituel de l’enfant, pensez à regarder partout… Y compris à chercher un foutu cheveu sur son petit pied.

Quant à moi, après cet épisode, j’ai attrapé une paire de ciseau et j’ai coupé mes longs cheveux. Comme ça, n’importe comment. De colère après moi d’avoir ainsi fait mal à mon bébé. Mais je ne regrette pas une seconde, moins longs ils me semblent moins dangereux. (bon, depuis, je suis passé sous les mains d’un pro, histoire d’avoir une tête potable, hein !).

Portrait chinois

J’ai eu l’honneur d’être nominé par Gambinou pour le portrait chinois ! Merci ma jolie ! 🙂 Et en plus, ça colle parfaitement avec mon Amoureux Eurasien qui a fait entrer pas mal de traditions chinoises dans la maison !

Si j’étais un objet, je serais *édit, je me rends compte que je n’ai rien mis ici,j’aime pas trop l’idée d’être un objet en fait !*

Si j’étais une couleur, je serais la couleur de la mer, changeante et profonde, jamais exactement la même.

Si j’etais un pays, je serais la France, je pense que malgré tout ce qu’on peut en dire, nous avons beaucoup de chance de vivre ici !

Si j’étais une odeur, je serais l’odeur du vent chargé d’iode quand il souffle au bord de mer (comment ça je suis monomaniaque ??)

Si j’étais une saison, je serais l’été, moi la frileuse qui a vraiment besoin de soleil pour aller bien.

Si j’étais un couple, je serais Pierre et Marie Curie pour leur vie simple dédiée à la science.

Si j’étais une fleur, je serais une primevère, fleur courageuse qui brave la fin de l’hiver pour annoncer la bonne nouvelle du printemps qui arrive !

Si j’étais un poème, je serais demain dès l’aube de Victor Hugo. Il est très triste mais j’aime les paysages qui y sont décrits (ma région natale que j’aiiiime ! 🙂 )

Si j’étais un proverbe, je serais : « ne fait pas aux autres ce que tu n’aimerai pas que l’on te fasse ». Une vraie façon de voir les relations, de prendre les autres en considération.

Si j’étais un moment de la journée, je serai le moment où je peux me glisser sous ma couette pour lire un bon livre !

Si j’étais une date, je serais aujourd’hui ! Parce que j’aime trouver en chaque jour un moment heureux et que vivre au présent est sûrement le secret du bonheur.

Si j’étais un objectif, je serais : ne plus perdre de temps avec les remords et les regrets et trouver du positif dans chaque journée (comment ça, je me répète ?)

Si j’étais un souvenir d’enfance, je serais les dimanches en famille dans le jardin avec la mer comme horizon.

Je ne nomine personne parce que presque toute la blogopma y est passé il me semble ! Mais si une blogueuse a envie, c’est toujours sympa de lire les portrait chinois ! 🙂

Je reviens très vite avec un nouvel article : hier on a eu une sacré peur avec la petite costaude (rien de grave en fait car pris à temps) et il faut que je vous raconte ça. Surtout, ça pourra éventuellement servir (je vous souhaite bien sûr à toutes de vous préoccuper un jour de ça mais je ne le souhaite pas à vos bébés évidemment. Bref mieux vaut connaître !)

2017, bienvenue !

J’ai deux articles en retard… Celui-ci, que j’avais écrit la semaine dernière et que WP a gentiment effacé avant sa parution. Je n’ai pas pu le retrouver dans les brouillons, il me faut donc tout retaper ! 

Je ne suis pas très à l’aise avec les voeux de début d’année. Je crois que cela tient au fait que je trouve ces jolis souhaits que l’on se fait en début d’année comme des paroles vaines… Malheureusement surtout dit de façon automatique, sans réellement penser à ce qu’on peut souhaiter. Combien de fois nous a-t-on souhaité que ce soit Notre année ? Et pourtant l’année qui avait suivi avait été oh! combien difficile… (coucou 2014 et 2015 -sauf le dernier mois)

Alors, voilà, mes voeux pour vous seront assez simple : je vous souhaite de trouver dans chaque journée, un moment qui vous fasse au choix sourire, rire ou vous émeuve. Et que ces moments réussissent à réchauffer suffisamment votre coeur pour affronter ce que la vie réserve de bon et de moins bon…

De notre côté, j’ai du mal à tourner la page de la merveilleuse année que fut 2016 (oui, bon, sur le plan personnel bien sûr, j’omets complètement le contexte politique / attentat / international tellement déprimant). Parfois, on a envie que le temps s’arrête (et c’est là que ça passe vite d’un coup alors que pendant le parcours, ce temps semble s’étirer à l’infini). Mais bienvenu à 2017 ! Cela fait longtemps que je ne prends plus de bonnes résolutions mais cette année, j’ai eu envie d’en prendre une – très simple : ne plus perdre de temps à râler/regretter et s’efforcer de trouver dans chaque journée de doux moments. C’est plutôt une sorte de philosophie de la vie que j’aimerai beaucoup réussir à adopter !

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Telle Amélie Poulain, je voudrai plonger chaque jour ma main dans un sac de grain !

Et d’ailleurs, dans la catégorie « petit bonheur du quotidien », j’ai eu la grande chance de gagner le super concours de ma liseuse hyperfertile . Et c’est avec une grande joie que j’ai reçu un livre ( Un doux pardon de Nori Nelson Spielman – j’avais envie d’un livre bien réconfortant, facile à lire sous un plaid en ces temps froids !) mais aussi des petites surprises que j’ai adoré découvrir : des bonbons (je n’en achète vraiment jamais mais comme c’est régressif et addictif !), deux marques pages (dont un super à l’effigie de la liseuse !), un savon et un tissu rafraîchissant à la verveine (ce qui colle pile avec mon envie de cocooning !)

Un grand merci à la liseuse pour ce concours !

liseuse

 

Je reviens très vite avec un autre article, Gambinou m’ayant nominé pour le « moi chinois » !

Il y a un an… [MILK à 200%]

Le 26 novembre 2015, c’était un jeudi. Et chez les Pmavie, c’était un jour important : celui de la ponction de la fiv3. Nous nous étions levés très tôt, un peu après 5h et j’avais mis mon haut jaune moutarde en l’honneur de ma copine PrincessePi qui avait une écho de contrôle pour les kystes de Ted. Ça lui a porté chance. Et à ce moment on ne pouvait l’imaginer mais à nous aussi ! 

Il y a un an donc, notre petite Costaude commençait sa vie dans une boîte à pétri. Je venais de vivre une ponction qui m’avait bien plus épuisée que les deux précédentes et nous étions plein d’appréhension sur le devenir des 12 ovocytes prélevés, sur les embryons en formation dont nous n’aurions plus de nouvelles pendant 5 jours. 

Un an après, je n’en reviens toujours pas… Elle est là ! Je me réveille chaque matin en l’entendant gazouiller, elle me sourit quand elle me voit et je sais alors qu’une nouvelle journée de bonheur commence. 

Petite costaude est un bébé facile à vivre, elle sourit beaucoup, rit parfois aux éclats, aime beaucoup ses doudous et adore regarder tout ce qui se passe autour d’elle. Elle dort globalement bien et plutôt beaucoup il me semble.

Elle n’aime pas la voiture, ni la poussette, pour sortir il faut que je la porte en écharpe. Elle se blotti alors contre moi et ouvre grand ses yeux pour observer. Elle finit pas sendormir souvent mais c’est alors par épuisement, elle aime tant contempler ! 

Et moi, j’adore la regarder s’éveiller, la voir grandir, observer la jolie relation qui se tisse entre nous. j’adore voir mon Amoureux s’occuper d’elle, il le fait si bien ! En général, c’est lui qui s’occupe de la changer et de lui donner son bain. Moi je fais les tétées. 

Mon amoureux est fou de sa fille, tellement qu’elle n’ira pas à la crèche car c’est lui qui la gardera. Ce n’était pas possible que je prenne un congé parental, ça nous faisait perdre trop d’argent, pour lui les choses pouvaient mieux s’arranger alors c’est lui qui le prend ! ☺ il donnera des biberons de lait maternel que je commence déjà a tirer et que je continuerai à tirer bien sûr une fois le travail repris.

J’avais prévenu, c’est bien du Milk à  200%… J’ai suivi les tristes nouvelles de la blogo ces derniers temps et j’ai  hésité à publier cet article par peur de blesser. J’espère que ce n’est pas le cas, j’avais besoin de l’écrire pour garder un souvenir de ce jour particulier et des émotions qui sont remontées tout au long de cette journée. 

Des bisous à vous toutes, surtout à celles qui attendent encore et encore et pour qui le temps semble si long…  💜

Défi pouffiasse !

J’ai eu l’honneur d’être nominée par Tittounett et Marie pour le défi pouffiasse lancé par Madame Ours ! 

Je participe avec grand plaisir à ce défit mais trouver 3 anecdotes n’a pas été chose facile. 

Je ne suis pas très pouffiasse dans mes échanges j’ai plutôt tendance à être assez à l’écoute, tolérante et à faire très attention à ne pas blesser mes interlocuteurs. J’aime garder à l’esprit que j’ai en face de moi des êtres sensibles, chacun à sa façon. Et souvent aussi, quand quelqu’un me blesse ou dit des choses avec lesquelles je suis en profond désaccord, je trouve la réplique qui tue (vous savez le truc parfait avec une pointe d’humour) quelques minutes trop tard. C’est exaspérant mais c’est ainsi, comme l’a très justement appelé Nanou, j’ai moi aussi l’esprit en escalier. 

Bon, j’ai quand même déniché 3 anecdotes qui étaient enfouies dans les tréfonds de mon cerveau :  

1) au collège j’avais des copines jumelles. On s’entendait vraiment très bien toutes les 3 et nous passions de nombreux week end ensemble. Parfois, nous finnissions par être à court d’idées pour nous occuper et un après midi de printemps, les hormones aidant, nous avons eu l’idée de nous habiller le plus sexy possible en fouillant dans tous les placards de leur appart (y compris ceux des parents), de se maquiller et coiffer façon pouff et d’aller dans le parc à côté de chez elle. Nous etions toutes les 3 des filles sérieuses, plutôt discrètes et assez réfléchies pour ne pas vouloir faire de notre corps un objet mais je crois qu’on avait envie de tester, de sentir des regards sur nous. L’idée était donc de voir si des garçons nous aborderaient et vers qui irait leur préférence. Dans le parc,  nous avons été dévisagees par les passants et nous avons entendu un petit groupe de garçons parler de nous. Heureusement , mes copines habitaient un quartier chic et nous n’avons pas eu d’ennuis (on aurait pu tomber sur un pervers), quand j’y repense, on était vraiment folles !

2) quand j’étais au lycée, j’avais un groupe de copain, on était tout le temps ensemble. De temps en temps, il y avait un gars qui se rajoutait, il ne faisait pas vraiment parti du groupe. Il était très timide et ne parlait quasiment jamais. Un matin, je l’ai croisé sur le chemin du lycée et on s’est alors aperçus qu’on habitait à quelques rues et que nos itinéraires se croisaient. Sans rien m’avoir demandé,  tous les matins, il m’attendait au point où nos chemins convergeaient. Mais pendant toute la route, il ne disait rien. J’essayais d’entretenir la conversation mais c’est à peine s’il répondait et jamais il ne relançait la discussion. Ça devenait une source d’angoisse, moi qui aimait tant marcher le matin en écoutant ma musique, j’appréhendais désormais ce moment. Je n’ai pas eu le courage de lui demander de ne plus m’attendre mais, sans rien lui dire, j’ai changé de chemin pour l’éviter… j’imagine le premier matin, il a dû m’attendre puis renoncer de peur d’arriver en retard, le lendemain peut être aussi puis il a sûrement compris… J’ai de la peine pour lui quand j’y repense. 

3) dans un centre d’imagerie medicale pendant les rejouissants contrôles de stim et echos endochatales, j’avais un rdv à 10h. Ça ne m’arrangeait déjà pas vraiment cette heure et j’étais du coup assez pressée. Je me signale à la secrétaire, désagréable au possible qui me dit d’aller m’asseoir « là » en désignant vaguement un endroit. Ce centre d’examen est plein de salle d’attente, je m’assoie un peu au hasard tellement l’indication donnée était peu précise.  Le temps passe, personne ne m’appelle.  J’en averti la secretaire qui m’envoie balader. J’attends encore un peu puis j’y retourne, bien énervée. Elle me demande alors où j’attends et quand je lui montre, elle s’énerve à son tour : je n’ai soi disant pas suivi ses instructions et c’est pour ça que le médecin ne m’a pas appelé. Je lui réponds sèchement, elle se calme un peu et me dit que la prochaine fois, il faudra attendre à l’endroit qu’elle me désigne cette fois précisément pour être sûre d’être appelée. Je lui réponds alors bien fort qu’il n’y a pas de danger que je remette les pieds dans leur centre, que le personnel est désagréable et l’organisation déplorable. J’ai eu mon écho immédiatement après cet échange ! 

Je nomine à mon tour 3 blogocops : 

PrincessePi qui n’est pas venu donner des nouvelles depuis un petit moment et que j’ai envie de lire par ici, 

Ptitbichon dont j’ai envie de lire des nouvelles 

Jamaissansmafiv qui doit avoir des anecdotes sympa à raconter et qu’on ne « voit » plus non plus depuis un moment  ! ☺