Septembre, déjà…

Le temps file bien trop vite, je voulais vous donner des nouvelles des suites de l’opération (et du cafard monstre qui a suivi) et de ma vessie capricieuse mais les jours puis semaines ont défilés. Vos messages et votre soutien m’ont grandement aidés à surmonter ce passage à vide et maintenant que la rentrée est passée, je viens vous raconter la suite. 

Mi-août, ma vessie et moi sommes partis en vacances. On a quand même embarqué mon Amoureux et ma petite Costaude. Nous avons réussis à nous ressourcer alors qu’aucune vacance n’était prévue au départ. Ça nous a fait beaucoup de bien à tous les trois, même si tout n’a pas été simple. Notamment parce que ma sœur et son mari vivaient une dure épreuve : mon beau-frère a eu en effet une auto-greffe précédée d’une lourde chimio et suivie d’une période d’aplasie. Il y a eu une grosse alerte, il a fait un choc septique une nuit, il est resté 3 jours en soins intensifs et nous avons eu très peur pour lui. La suite a été plus simple heureusement et il commence maintenant à reprendre des forces. On espère fort que cet acte lui permettra d’entrer en rémission et de gagner de l’espérance de vie en bonne santé. On sait déjà qu’on ne guérit pas de ce cancer mais on peut retarder l’échéance…

Début septembre, j’ai revu le Pr L. pour le rendez-vous post-op. Malheureusement, mes symptômes au niveau urinaire sont toujours là. Je souffre de dysurie mais personne n’a d’explication. Après appel de l’urologue, il laisse encore un peu de temps à mon corps pour se remettre et on refait le point début novembre. Mais je vais être bien occupée puisque entre temps, je dois refaire une IRM, une échographie et une hystéroscopie. Tout ça pour vérifier la cicatrice sur l’utérus qui semble vraiment couvrir une zone importante. Je n’ai pas eu la force de demander des nouvelles de mon ovaire droit (qu’on avait perdu au passage et qu’ils devaient avoir retrouvé pendant l’opération…) mais j’aurai des réponses très prochainement avec les examens. De toute façon, sans un utérus capable de supporter une grossesse, mon ovaire droit, je m’en tamponne carrément.

Au milieu de tout ça, j’ai fait ma rentrée dans un nouvel établissement. Sans aucun entrain et sans réussir à me réjouir de ce petit renouveau professionnel. Parce que pour rajouter un peu de bonheur à toute cette marde, nous traversons une bonne crise de couple avec mon Amoureux. Le spectre de l’annonce d’une possible stérilité pour moi ne doit sûrement pas aider… Mais bien entendu, il n’y a pas que ça et des problèmes anciens resurgissent. De ceux que j’avais voulu oublier pendant la PMA et que j’avais cru résolus.

Je ne voulais pas écrire un article geignard, encore un. Mais le contexte est difficile et seules me viennent des idées tristes. Alors, j’arrête là, je vous ai raconté tout ce qui mérite de l’être actuellement. Et j’espère revenir bientôt avec des nouvelles plus réjouissantes et un meilleur moral.

En attendant, je pense à vous toutes, très souvent. Même si je me fais discrète, le temps me manque souvent. Et je pense à toutes celles qui traversent ce genre d’épreuve avant d’avoir eu un bébé et je me dis que vraiment, je dois garder à chaque instant à l’esprit la chance incroyable que nous avons.

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