DNLP est blagueuse…

[Auto – spoiler on  :  Pas de gertrudage dans ce post, ni de MILK, vous pouvez lire tranquille et venir blaguer avec DNLP ! Auto – spolier off]

Même si cela fait un long moment que je ne suis pas venue et que je ne commente presque plus, faute de temps, faute de mots qui consolent aussi, je viens partager avec vous la dernière idée tordue de DNLP.

Depuis un moment, mes cycles font n’importe quoi. Mais vraiment n’importe quoi, du genre, en septembre, j’ai eu 3 fois mes règles. Avec une moyenne de 15 jours pour un cycle, de toutes façons, j’étais toujours soit en spotting avant règles soit en fin de règles, soit en plein dedans… Et j’en avais un peu marre sans pour autant avoir le courage d’aller voir un médecin.

Et puis en octobre, rien… Pas de sang. Ou quelques traces parfois. Mais pas de règles. Au bout de 3 semaines, je me fais des films. J’imagine que j’ai Gertrudé… Je n’arrive pas à m’enlever cette idée de la tête. Ça m’obsède. Début novembre, je fais un test : négatif. Grosse claque. Je suis triste et je m’en veux : Comment ai-je pu croire qu’un gertrudage soit possible avec des cycles aussi merdique ? Avec tout ce qu’on a traversé avant ?

Ça me peine tellement que je prends dans la journée même rendez vous avec un gynéco, je veux savoir pourquoi mon corps fait n’importe quoi. Et je veux Gertruder aussi bien sûr. Je ne connais aucun gynéco près de chez moi et le centre pma est beaucoup trop loin, j’en choisis un au hasard sur internet en regardant les avis sur Google map… J’ai un peu honte mais bon…

Mercredi dernier, me voilà donc en train d’attendre chez ce gynéco  (à qui Google donne 5 étoiles, quand même ! ) , la salle d’attente (pourtant très différente de celle de la pma)  me rappelle des souvenirs… Ça ne m’avait pas manqué, ces moments perdus à pianoter sur le portable ou à bouquiner dans un endroit pas vraiment hygge.

Je me présente avec mon gros dossier complet, on ne sait jamais, mais finalement, les comptes-rendus de ponctions ne l’intéressent pas. Je lui explique ma petite histoire et il propose de me faire une écho pour voir ce qu’il en est. Le médecin est comme google a dit, très pro, sympa et délicat, je me déshabille tranquillement dans une pièce à part et le fauteuil dans lequel je m’installe pour l’examen est d’un confort rare.

L’écho endochattale me rappelle bien des souvenirs aussi, ça faisait vraiment longtemps… (2 ans en fait mais pour nous autres pmette, c’est incroyablement long ! )

Très vite je comprends qu’il y a un truc qui ne va pas. Dans l’écran énorme devant moi (il fait des échos de grossesse le bougre), je vois mon utérus puis, là où devrait être mon ovaire droit, une grosse masse qui ne ressemble pas à un ovaire sur lequel il s’attarde. Il me dit qu’il va d’abord observer l’ovaire gauche finalement. Tout va bien de ce côté là. Il revient à droite, fouille, prend des mesures, regarde encore, met le Doppler. Il finit par me dire que j’ai un kyste de plus de 7 cm sur l’ovaire droit, qu’il y a des images qui montrent des végétations dedans… Et qu’il faudra peut être l’enlever.

Il me prescrit une prise de sang à faire en urgence : soit les marqueurs sont corrects et on fait le point dans 3 mois, soit ça ne va pas et il m’appelle pour fixer une date d’intervention dans les jours qui viennent.

Bizarrement, je ne m’inquiète pas plus que ça, je ne lui demande pas de quels marqueurs il parle, je prends l’ordonnance et rentre à la maison, dépitée de voir mes chances de Gertrudage encore plus compromises que je ne le pensais.

C’est l’Amoureux qui réagit : sa mère est décédée d’un cancer des ovaires. Mon histoire de kyste et de marqueurs lui font penser à ça. Il prend mon ordonnance et googuelise : très mauvaise idée… C’est en effet bien des marqueurs du cancer que je dois tester !

On s’est fait peur une soirée et une demi-journée avant d’avoir des résultats rassurants. Et le soulagement a été à la hauteur de l’angoisse ! Mon Amoureux a été parfait, le pauvre s’est tant inquiété.

Reste maintenant cette histoire de kyste qui doit se résorber. Sinon, il va falloir aller le chercher. Et mon Gertrudage, c’est pas pour maintenant, hein !

P.S : j’ai conscience de la chance immense que l’on a avec notre Petite Costaude. C’est en demander beaucoup que de vouloir encore connaître cet immense bonheur. Je pense toujours beaucoup à vous, copinautes encore à quai ou les bras définitivement vides. La vie est tellement injuste ! Encore une fois, les mots me manquent et j’ai peur d’être maladroite, alors si toi qui me lit, tu es désespérée ou juste triste ou lasse, sache que je connais ces sentiments. Et que je suis triste de ne pouvoir t’aider. Et que j’aurai une pensée pour toi, surtout le soir redoutée où tout autour de nous n’est que joie, famille et amour. Mille pensées même…

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