La surprise de DNLP [post MILK]

[EDIT suite aux commentaires : non, je ne suis pas enceinte. Je n’y avais pas pensé mais le titre prête à confusion]

J’allaite exclusivement ptite costaude. Par choix, par revanche aussi sur DNLP. J’ai envie d’allaiter longtemps pour plein de raison dont une un peu égoïste mais qui comptait pour moi : allaiter longtemps permet d’avoir un retour de couche très tardif.

Et pour moi, dans mon cerveau de malade, ne pas revoir mes règles me permettais pour un temps d’oublier que nous sommes infertiles et rendais les choses claires : pas de retour de couche et allaitement long donnent peu de chance de Gertruder (surtout quand il a fallu 4 iac et 3 fiv pour le premier). Ainsi, je n’avais pas de possibilité de psychottage, d’espoir déçu, de déprime à chaque J1.

Parce qu’il faut l’avouer, petite costaude nous comble de bonheur mais j’ai du mal avec l’idée que ce sera la seule. Que plus jamais je ne connaîtrai le bonheur d’être enceinte, de donner la vie, de découvrir un petit être. Et pourtant, il y a un an encore, je n’osais espérer connaître ça un jour.
Avec mon Amoureux, on sait qu’il n’y aura pas d’autre tentative en pma. On a trop souffert et on a eu notre miracle. Si deuxième il y a, ce serait par Gertrudage. Mais à moins que la grossesse n’ai réparé les co*illes de mon Amoureux, j’ai du mal à voir comment…

Bref, donc je me réjouissais à l’idée de ne plus revoir mes cycles de si tôt… et hier soir, tadaaaammmm : retour de couche. Alors que j’ai accouché il y a 7 semaines et que j’allaite exclusivement… sur le site de la leche league, j’ai lu que ça concerne 5 à 6 % des femmes.
DNLP, laisse moi te dire que tu portes bien ton nom…

Mille merci à vous toutes !

Un poste assez rapide pour vous remercier très très fort de votre soutien, de vos messages de reconfort, de vos conseils… grâce à vous toutes, j’ai déculpabilisé, trouvé des solutions et je me suis sentie moins seule.

Mon Amoureux est rentré à la maison ce matin. Il a négocié une sortie rapide pour retrouver sa fille au plus vite.
Il n’est pas au mieux de sa forme bien sûr, les douleurs sont bien présentes (surtout qu’il refuse de prendre des antidouleurs…) et il marche penché en avant. Mais il est adorable avec sa fille, il l’a prend dans ses bras, s’en occupe, la change. Il lui a même donné son bain ce soir.

Et moi, je me sens mille fois mieux ! L’avoir avec moi me soulage beaucoup. Ne pas être seule face à son bébé qui hurle sans qu’on sache pourquoi, ça change vraiment tout. Je ne sais pas comment font les mamans solos, elles ont vraiment beaucoup de courage !

Pour finir, j’ai récolté plein de bons conseils concernant les coliques et les pleurs et je vais faire un petit topo ici dans quelques temps.
Ça peut servir ! 🙂

Plein de bisous les copinautes et un grand merci encore ! La blogopma est formidable !

Des nouvelles

Tout d’abord, je dois encore une fois vous remercier toutes de votre soutien suite à mon article d’hier. Vos mots m’ont beaucoup aidé et vont sûrement m’aider à tenir pour les jours qui viennent.

Mon Amoureux a vu le chirurgien qui l’a opéré ce matin : son appendice avait éclaté et il y avait du pus partout ! Du coup, il doit rester hospitalisé pour que le liquide de nettoyage s’évacue bien. (Il a un rodon pour les connaisseuses) On ne sait pas encore quand il pourra sortir.

Je me doutais bien qu’on avait un peu tarder à aller aux urgences. Ce n’est pourtant pas faute de lui avoir dit mais il est très têtu. Bon, maintenant il n’y a rien à regretter, ça a été pris à temps mais il mettra davantage de temps à s’en remettre.
Je ne peux même pas lui rendre visite, je n’ai personne pour me garder ma petite costaude (nos familles habitent très loin de nous)

De mon côté (la partie égoïste et MILK épuisé de ce post, vous pouvez saper, hein !), je me retrouve seule avec ma petite costaude qui a un mois. Elle qui était très tranquille a maintenant des crises de pleurs inconsolables qui durent parfois des heures. Elles surviennent en journée et le soir. Hier jusque plus de minuit.

Quand mon Amoureux était là, on se relayait le soir et on pouvait chacun manger / se doucher / lire un peu tranquillement à tour de rôle pendant que l’autre perçait / chantait / câlinait.
Quand on est seule, c’est juste épuisant. Je n’ai rien pu faire hier entre 21h et plus de minuit. Et j’ai honte de m’en plaindre après avoir désiré si fort ce bébé… mais j’avoue que j’ai beaucoup de mal avec les hurlement qui se prolongent, que rien ne console. Je stresse rapidement de ne pas trouver ce qu’elle a, de ne pas savoir l’apaiser.

J’ai pourtant essayé de marcher avec elle dans les bras, de chanter, bercer, etc… j’ai essayé l’écharpe de portage mais dans ces moments là, elle se débat et hurle encore davantage dedans (alors qu’elle adore ça quand elle va bien).
J’ai aussi essayé de la masser un peu en la laissant sur son lit. Je l’ai même laissé pleurer un peu tellement j’étais épuisée et à bout de patience pour l’aider. 😦
Au bout de quelques minutes, quand je l’ai reprise dans mes bras, elle a cherché le sein (qu’elle avait pris peu de temps avant), je lui ai donné (elle n’a fait que tetouiller, elle n’a pas mangé) et elle s’est enfin endormie. Et moi aussi, complètement vidée de toute énergie.

Ne pas avoir de date de sortie pour mon Amoureux me perturbe pas mal car je ne peux même pas compter les jours avant qu’il revienne. Je n’ai même pas une vague idée, sera-t-il là le week end prochain ?

Je me rend compte que je me plains beaucoup. Le plus à plaindre est bien sûr mon homme, le pauvre…
Mais je suis si fatiguée et anxieuse d’affronter seule les soirées. Et triste de savoir mon Amoureux si mal en point sans pouvoir lui rendre visite.

Merci à celles qui sont arrivées au bout de ces lamentations (et bravo aussi d’avoir eu le courage de lire cette diarrhée verbale!).
Après tout ce temps et alors que je connais la solidarité de la blogo, je n’imaginais pas trouver autant de soutien ici, merci beaucoup de continuer à être là… ❤

On se marre toujours chez les Pmavie

Ne fuyez pas, ce n’est pas un billet MILK. Non, non, aujourd’hui, je vous raconte mon week-end de grande marade :

vendredi soir, on se retrouve avec mon Amoureux, heureux d’avoir le week-end devant nous. On doit voir des amis, aller à une brocante, profiter du bonheur d’être ensemble. Mon Amoureux est adorable et nous cuisine un bon repas.A table, je sens bien que son appétit faiblit rapidement, lui qui est un véritable ogre habituellement (sans prendre un gramme, la vie est injuste !)

A la fin du repas, il me dit qu’il a mal à l’estomac. Tellement mal qu’il n’arrive pas à tenir debout. Il se couche et on passe une nuit blanche : il se tort de douleur, il vomit plusieurs fois mais la douleur est toujours aussi insupportable. Je veux l’emmener à l’hôpital ou appeler une ambulance mais il refuse, il est persuadé que ça va passer. Samedi matin, il a en effet un peu moins mal mais se sent épuisé. Il ne veut pas manger et passe la journée au lit.

En fin de journée, il me dit que la douleur s’est atténué et déplacé sur le flan droit. A ce moment là, je pense à l’appendicite et lui redemande de l’emmener aux urgences mais il ne veut rien entendre. On passe une nouvelle nuit compliquée, il a mal et est agité, vomit encore alors qu’il n’a rien mangé depuis vendredi soir. Dimanche midi, je le traîne de force aux urgences (et je confie ptite costaude à une amie, je fais plusieurs allers retours urgence – maison pour donner les tétées). Après des examens (scanner, prise de sang), le diagnostique tombe : c’est bien l’appendicite.

En ce moment même, mon Amoureux doit être en salle de réveil. J’aurai des nouvelles en début d’après midi seulement. On sait déjà qu’il ne peut pas avoir de coelioscopie (ce qui aurait réduit la convalescence) à cause de ses hernies inguinales il me semble. Ce sera à l’ancienne avec une bonne cicatrice.

J’espère que tout s’est bien passé. Et très égoïstement, j’espère qu’il se remettra vite car là, ce n’est vraiment pas le bon moment… (j’ai un peu de mal à gérer seule et ça m’angoisse un poil…)