Un retour timide

Mes blogocop’ adorées (et toi aussi le canard ! 🙂 )

Je ne sais par où commencer. Je ne sais que dire pour justifier un silence qui n’a que trop duré. Mais je veux assurer de ma profonde reconnaissance envers vous toutes qui m’avez tendu la main dans un moment de ma vie où j’allais… comment dire… très mal. Je n’ai pas toujours été réactive, je n’ai parfois carrément pas répondu mais vous avez continué à m’envoyé des pensées, des petits mots qui m’ont progressivement aidé à sortir du gouffre. Je n’ai pas de mots pour vous dire à quel point je suis touchée par la solidarité de ce petit monde select qu’est la pma ! (p*tain, parfois, on peut se dire qu’on a de la « chance » (entre gros guillemets, faut pas déconner non plus !) d’être dans cette galère rapport à la richesse humaine qu’on découvre ici !)

J’ai lâché depuis tellement longtemps le navire en m’enfonçant seule dans les eaux sales que je ne sais plus vraiment m’y prendre. Revenir, donner simplement des nouvelles après tout ce temps me semble presque indécent. On est encore quelques unes sur le quai glacée à voir passer les trains et j’ai la sensation d’avoir abandonné mes copines de galère. Pardon de vous avoir laissé en plan. Je sais que c’est dur pour nous toutes et que des périodes sombres, nous en traversons toutes. J’ai sûrement loupé des moments difficiles pour vous et j’en suis désolée. A vrai dire, il me fallait réussir à nager dans les eaux troubles, l’Amoureux, tout aussi secoué que moi m’a aidé à regagner la terre ferme et, après avoir bien bu la tasse tous les deux, nous allons un peu mieux.

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Un peu parce que des bas, il y en a régulièrement. La vie de couple en prend un sacré coup et il a fallu beaucoup d’écoute et d’entre-aide pour retrouver un équilibre (précaire). Et j’ai décidé de laisser moins de place au moments difficiles. Et c’est aussi pour ça que j’écris : il y a un mois, j’étais persuadée que je n’arriverai pas à retrouver le sourire. Ou bien plus tard, dans d’autres circonstances. Et d’ailleurs, je ne voulais pas être heureuse. Comment l’être quand l’essentiel vous manque ? Et pourtant… La rentrée est arrivée (avec son lot d’angoisses et la pensée habituelle : « encore une le ventre vide ») et après avoir maugréé, traîné des pieds, je me suis jetée éperdument dans le travail. Et j’ai commencé à aller mieux. J’ai veillé à occuper mon temps de façon à n’avoir plus de moment pour penser. J’ai ajouté, ajouté toujours et encore des tâches, des réunions, des rencontres professionnelles à mon emploi du temps. J’ai été étourdie par la masse de travail à faire et j’ai redécouvert qu’il reste des choses que j’aime dans la vie. Que la souffrance, aussi profonde soit-elle, n’exclu pas d’aimer faire certaines choses, de profiter de bons moments avec des gens que l’on apprécie. C’est à ça que je me suis raccrochée et c’est à toutes les petites choses que j’aime que je veux continuer de m’accrocher pour continuer la quette de notre avenir.

Je ne veux pas que ce post de retour soit trop caliméro. Je voulais plutôt témoigner sur le fait que même quand on se sent au plus bas, avec du temps et de la patience, on peut trouver des jolies choses qui nous aide à continuer à avancer, à vivre tout simplement. Parce que quand on est tout en bas, parfois, on se demande si vraiment ça vaut la peine de souffrir autant, si on sortira de cette peine immense. Alors si un jour une pmette désespérée vient à lire ce post, je veux lui dire que oui, on arrive à apprécier de nouveau la vie. Pas comme avant, on garde une sorte de maturité sur la vie, un recul sur les petits plaisirs du quotidien mais oui, le sourire, le rire reviendront. Il faut du temps, juste du temps.

Pour finir, un petit point sur notre parcours (à rallonge maintenant, hélas !) : je vais faire une biopsie de l’endomètre (MatriceLab : lien ) pour avoir un protocole adapté à mon endomètre. Il paraîtrai que ça peut favoriser l’implantation. (c’est à prendre au conditionnel car encore à l’étude. Par contre, les 400 € non remboursés, ils ne les prennent pas au conditionnel, hein ! – Enfin, on ne paie pas les couches, on peut se permettre !)

Et après  avoir vidé notre porte monnaie avoir obtenu un protocole précis adapté à mon dedans de moi, nous revoyons Dr Célèbre. On passera peut être en IMSI (on l’a demandé et elle en discute avec les biologistes) et on poussera nos embryons à J5 si on en a assez à J2. Je ne sais dans quelle mesure ça peut nous aider tout ça, disons qu’on cherche des solutions. Et que ça me laisse un peu de temps avant la fiv3 (à la fin de l’année au plus tôt) et que ce n’est pas plus mal (parce que, j’ai pas l’air comme ça mais le chiffre 3 me terrorise…)

Et pour finir, il me reste à vous faire des bisous à vous toutes les bolgocop’ et vous dire un grand merci pour vos mots, pour vos pensées, vos mails et messages, pour les petits clins d’œil dans vos post et vos commentaires qui m’ont fait beaucoup de bien.  Vous m’avez permis de me sentir vivante et intéressante à un moment où je n’en étais plus très sûre. Vous êtes des filles merveilleuses et je souhaite fort que vous trouviez un jour le bonheur. En tout cas, tant qu’on le cherchera (à travers ce pour quoi on se bât ou d’une autre façon), on existera et on se soutiendra ! ❤ (mais non, ce n’est pas mièvre !)

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