Le silence est d’or

Tout d’abord, je voudrais tous vous remercier pour l’immense soutien que vous m’avez témoigné suite à la claque. J’ai été très touché par cette solidarité et vos mots m’ont, chacun à leur manière, aidé dans ce moment difficile.

Je ne sais comment vous expliquer ce qui s’est passé dans ma tête ces dix derniers jours, ni pourquoi je n’ai plus ouvert le lecteur wp depuis ce mercredi noir. Un échec, c’est toujours un ouragan qui emporte nos rêves. A l’échec de la première fiv, j’avais réalisé que ça allait être encore un peu plus compliqué que prévu. A cet échec, avec en plus les réserves de la biologiste sur nos embryons congelés, c’est toute la suite de notre vie qui est suspendue. Nous sommes déjà à mi-parcours. Déjà… Je n’ai plus envie d’avancer, je suis figée par la peur de la suite.

silence-stillness

Nous nous sommes lancés à corps perdu dans les travaux d’aménagement de l’étage. Nous faisons tout nous même et il y a beaucoup de travail : enlever l’ancienne isolation, tout nettoyer, remettre une bonne isolation (écologique et efficace !) puis la finition des murs. Nous en avons pour un moment de travail, une bonne partie de l’été y passera. Je vais préparer un planning de nos journées afin d’organiser un peu l’avancé des travaux. Enfin quelque chose sur laquelle on a prise !

Je vous avoue qu’en ce moment, penser à la pma et à nos échecs est tellement douloureux que nous faisons tout pour penser à autre chose. C’est d’ailleurs ce qui explique aussi mon silence. Et après ça, que rajouter de plus ? Ne plus penser, ne plus parler, me donnait l’impression de pouvoir arrêter le temps. Ne plus repenser à tout ça, effacer ces événements de mon corps et de ma mémoire… Mais tout cela est illusoire et la vie continue et nous rappelle vite à l’ordre. Alors, on reprend le rythme, on suit tant bien que mal la marche forcée du tapis qui déroule notre vie, toujours plus vite, vers un inconnu de plus en plus angoissant.

Je continue à penser beaucoup à vous même si je n’ai rien lu depuis dix jours. Je vais progressivement rattraper mon retard, répondre à vos commentaires et reprendre le fil. Je suis revenue surtout parce que je voulais des nouvelles de vous toutes : Julys en tout premier parce que j’ai loupé plein de choses pour toi, ma jolie, Fortuna que j’ai laissé en RT en attente du transfert, Gambinou qui doit avoir aussi bien avancé, PrincessiPi qui a eu son transfert et qui est en plein dans l’attente angoissante et de vous toutes encore à quai ou dans ce merveilleux train ou passé de l’autre côté, sur un quai où aucun train n’arrive…

Des bisous à vous toutes et merci d’être là. ❤

La claque (fiv2 – j28)

Voilà, on vient d’avoir les résultats, c’est négatif. Comme toujours j’ai envie de dire…

Oh, bien sûr, on peut se dire qu’il nous reste deux embryons au congel’ et que cette fiv2 n’est pas tout à fait pliée encore… Mais la biologiste nous a elle-même dit que vu les deux échecs de décongélation que l’on a eu pour la fiv1, elle préférait rester prudente sur la possibilité de transfert d’embryons congelés. Alors, bon, nos espoirs ne sont pas très grands quand même…

Les fiv et les échecs s’enchaînent à une vitesse incroyable, j’ai l’impression d’être spectatrice d’un mauvais films tragique.

Tout à l’heure, avec l’Amoureux, quand on a vu les résultats, on s’est pris dans nos bras et on a pleuré. Que ça fait bizarre de pleurer à deux, sans pouvoir se consoler. L’Amoureux a fini par me dire : « on va recommencer, ne t’en fais pas et ça finira bien par marcher. Enfin, je pense, hein… » C’est la première fois qu’il verbalise un doute sur la réussite de Notre Projet. On s’est alors dit qu’on donnera tout pour que ça marche mais qu’il faut envisager bien sûr la possibilité que ça ne fonctionne jamais.

On est resté encore un moment comme ça puis l’Amoureux a proposé d’acheter des glaces. On a foncé au magasin et on a pris une tonne (bon, j’exagère un peu) d’Häagen Dazs : on a pris tous les parfums (sauf 2 qu’on aime moins). Ce soir, on se fait une soirée film (comique je pense – on n’a pas encore décidé) et glaces. Et puis, on discutera, jusqu’au bout de la nuit.

On ne sait pas où on va ni de quoi demain sera fait et il va falloir se faire à cette idée. La claque, même si elle est différente de la fiv1 reste monumentale. Quatre inséminations, deux fivs et zéro accroche. Ca sent la bonne loose quand même…

Un grand merci pour votre présence, sans cette communauté merveilleuse qu’est la blogo-pma, nous serions vraiment au fond du trou…

A bientôt les copines, je ne sais pas si je publierai de post prochainement mais je ne vous oublie pas et je continuerai à commenter les vôtres.

Une impression de déjà vu

Alors que je faisais la fière depuis presque 2 jours (  » cette fiv se passe beaucoup mieux que la fiv1, presque pas de douleurs, je me demande bien pourquoi je suis arrêtée encore lundi … « ) ; DN s’est vengé : hier en fin d’après midi, j’ai commencé à me sentir fatiguée, la douleur au ventre s’est un peu amplifiée. Cette nuit, après avoir dormi 2 heures, j’ai été réveillée par une douleur en bas de mon ventre. Le spasfon et le doliprane ont un peu calmé les choses mais je suis restée éveillée plus de 3 heures avec des douleurs.

Ce matin, j’ai dormi assez longtemps. En me réveillant, les douleurs étaient moins violentes que cette nuit mais bien présentes quand même. Mon ventre est assez tendu, j’ai des douleurs (qui sont soulagés par doliprane et spasfon mais pas complètement), j’ai mal à la tête (nouveau symptôme) et des problèmes digestifs.

C’est quand même bien « moins pire » que la dernière fois… J’ai donc décidé de rester au lit, de me reposer mais de ne pas aller aux urgences de mon centre. C’est tellement loin… Rien que de penser au trajet, ça me fatigue ! Et je pense que si HSO il y a, c’est léger. Par contre, je reprends normalement le travail demain et je le sens très moyen.

Par contre, j’ai peur pour Tic et Tac. J’ai tellement peur qu’ils ne supportent pas toutes ces douleurs, tellement peur qu’ils cessent d’évoluer…

Si vous avez un avis, n’hésitez pas à partager !

Une grosse pensée pour le contrôle de Julys (je ne décroise pas les doigts) et pour nos canards qui sont dans la peine… Ainsi que vous toutes, que vous soyez dans le train ou toujours à quai, en pause plus ou moins forcée ; plein de courage !