La pma c’est vraiment LOLILOL

Un article rapide en mode très énervée et très désemparée : nous avons reçu un appel du secrétariat de la pma (sur notre répondeur, on bossait) qui nous annonce que le rendez-vous du 13 avril (rendez-vous qui devait être avancé, on était prioritaire dès qu’une place se libérait suite aux événements difficiles ce début d’année), donc le rendez-vous du 13 avril est reporté au 22 ! Je suis dans une colère noire que cette attente qu’on nous avait annoncée plus courte soit finalement allongée de 9 jours. 9 jours, ce n’est rien mais pour nous, c’est beaucoup trop. Et qui nous dit que ce sera pas encore reporté ? Nous avons écrit un mail relatant notre indignation aux secrétaires puisque comme d’habitude il est impossible de les joindre par téléphone.

Voilà, un article qui ne sert à rien si ce n’est cracher ma colère et ma tristesse d’être dans un système où on se moque réellement des patients et de leurs souffrances… (et moi qui disais il y a quelques jours que cette pause me fait du bien… Je retire tout ce que j’ai dit. Saleté de pause de mùrde. Respirons, ça ira mieux bientôt.. (ou pas…) )

EDIT : Wp me signale que c’est mon 50 ième post. Je suis ravie, vous imaginez, surtout que le contenu de celui-ci vaut vraiment le coup !

cup obsession

En ce moment, ce n’est pas la joie dans notre jolie maison. Rapport à mon précédent billet, on a plutôt la tête à l’envers avec l’Amoureux. Mais vendredi, il est arrivé exactement ce qu’il faut pour me redonner un peu le sourire : J1 a débarqué.

Ouais, d’habitude quand ces saletés règles débarquent, je tire la tronche. Mais plus maintenant : j’ai mon arme secrète, la cup ! Dès que j’ai vu les premières gouttes de sang, je me suis tout de suite dit que c’était exactement ce qu’il me fallait dans la tristesse ambiante : l’occasion de nouvelles aventures avec ma copine la cup, c’est tellement fun ! Et du coup, ça me donne l’occasion de vous raconter mon plus grand moment de solitude…

Replaçons d’abord les choses dans leur contexte : dès vendredi, j’ai dégainé l’arme suprême pour le rire, l’amie – que dis-je, la meilleure amie – des pmettes, j’ai nommé la cup et je l’ai enfilé avant de partir bosser. Et cette journée a été finalement bien décevante au niveau des aventures cupesques : aucun problème pour la mettre et le plus incroyable, aucun problème pour l’enlever. Une journée J1 parfaite au sens où je ne sentais rien, j’aurai pu complètement oublier que j’avais mes règles tellement la cup fait bien son boulot ! J’ai même décidé de passer la nuit avec ma cup tellement je trouvais ça super ! (nuit très bonne d’ailleurs sans rien sentir, exactement comme si elles n’étaient pas là, libre de mes mouvements et tout)

Samedi, nous faisions un (fort heureusement, petit) déménagement. J’ai donc nettoyé et remis ma cup avant de partir. Nous étions pressés et j’ai fait ça vite. Mais arrivée dans la voiture, j’ai commencé à avoir mal au ventre, aux ovaires même il me semble. Je pensais que ça venait peut être de la cup mais j’ai décidé d’attendre. Il faut savoir que je n’ai quasiment jamais mal au ventre pendant mes règles. (oui, je suis une p*tain de c*nasse qui n’a pas mal au ventre. Je sais.) Arrivée à destination, j’ai commencé à m’activer en sentant une douleur sourde en bas du ventre et chaque fois que je me baissais, j’avais une douleur plus vive, comme un coup de poignard dans les ovaires. J’ai fini par dire que je devais faire un tour dans la salle de bain.

Nous en arrivons donc à mon moment de solitude (je ne sais même pas pourquoi je raconte ça ici…) J’ai donc entrepris de retirer ma cup et avant de vérifier quelle était sa position. Je n’ai rien remarqué de particulier mais voulant quand même l’enlever et la remettre pour être sûre, je me suis dit que c’était pas le moment de ne pas arriver à la sortir. J’ai donc pensé à bien me détendre, vraiment le plus possible. Puis de pousser un peu pour l’aider à sortir. J’étais tellement détendu qu’en poussant, j’ai fait quelques gouttes de pipi sur mes mains ! Au milieu de cette salle de bain toute propre, avec des gens qui s’activaient dehors et sans produits pour nettoyer, pas même une éponge (tout cela avait déjà été embarqué)…  J’ai décidé de régler le problème ultérieurement et de sortir la cup d’abord.

Bon, j’en étais donc à être détendue. Ben je peux te dire qu’une fois que tu as fait des gouttes de pipi par terre tellement t’avais lâché la pression, t’es d’un coup beaucoup moins zen. J’ai donc repris l’extraction de ma cup en pesant cette fois à me détendre mais pas trop. Ce qui te bloque complètement, en fait, je t’assure. Et j’ai aussi essayé de pousser mais pas trop. Pareil, c’est débile. Soit tu pousses, soit pas. C’est donc tendue comme un arc et sans pousser que j’ai été trifouiller la dedans pour la sortir de là. J’ai heureusement réussi sans trop de mal. Je l’ai lavée et remise en faisant bien attention à ce qu’elle soit bien placée. (j’ai ensuite réglé le problème du nettoyage : il a fallu faire preuve d’ingéniosité pour aller chercher éponge et produits d’entretient et nettoyer sans qu’on me pose des questions et sans que personne ne pénètre avant mon retour dans la salle de bain… J’ai mis l’Amoureux en garde devant la porte et j’ai surpris quelques regards étonnés par notre manège.)

Mais toute la journée je me suis traînée ce mal de ventre. Toute la journée, j’ai été convaincue qu’il y avait un problème quelconque avec la cup sans savoir lequel. En rentrant chez moi, j’ai de nouveau été l’enlever et la remettre; Je dois avoir le vagin fragile parce que j’ai eu beaucoup de mal à la remettre, c’était tout irrité la dedans. Dans le canapé, j’avais toujours cette douleur, de plus en plus forte d’ailleurs.

Alors, j’ai jeté l’éponge. Je suis allée l’enlever et la ranger dans le placard, j’ai sorti une des dernières serviettes qu’il me reste pour la nuit. Aujourd’hui, je n’ai même pas tenté, j’ai vraiment eu mal et j’avais envie de passer la journée sans sentir mes ovaires.

Je ne sais pas à quoi est dû cette douleur mais je suis sûre que c’est lié à la cup. Mais pourquoi ça ne m’a rien fait la veille ? C’est dommage parce qu’après une journée de bonheur avec elle, j’ai bien envie de continuer à la mettre ! Mais pas au prix de douleurs vives quand même !

La suite au prochain cycle sûrement !

La longue-pause

sioux_1

Nous voilà à un peu plus de la moitié de notre pause imposée. Notre longue-pause (référence à une vieille série, sauras-tu trouver laquelle ? Et le lien avec l’image ? Concours ouvert dans les commentaires, à gagner un cours de maths. Si,si ! 🙂 ).

Un long mois pendant lequel : – je suis partie en vacances (et rentrée le ventre vide, le mythe n’est qu’un mythe)

– je me suis torturée l’esprit avec des pensées noires (mais noires foncées) du genre « ma vie c’est que de la m^rde, mon couple aussi, cet enfant ne vient pas parce que je ne le mérite pas, je ne serai jamais heureuse. » Tout ça en boucle sans respirer.

– j’ai eu une inspection (une semaine de stress avant, un soulagement immense après.)

– et le plus important : on a perdu un ami (le week-end dernier), décédé suite à un cancer. La crémation est demain et la journée s’annonce du coup difficile.

L’électrochoc du dernier point a eu pour effet de nous faire prendre conscience à quel point la vie est fragile et à quel point nous devons « profiter » (j’ai du mal avec ce mot !) de notre chance d’être en bonne santé. Au delà de la tristesse, cette épreuve nous ressoude. Nous allons être très attentif à la femme de cet ami qui doit souffrir au delà de ce qu’on peut imaginer et la soutenir le mieux qu’on peut.

J’espère vraiment que la deuxième partie de la longue-pause sera plus sereine et que les mauvaises nouvelles arrêteront de pleuvoir, enfin.

J’ai toujours dans un coin de ma tête la demande de ma psy : lister tout ce qui m’est arrivée de positif ces dernières années. J’étais bloquée à rien pendant la phase idées noires mais je vais peut être (oui peut -être parce que c’est un peu frais tout ça et que les idées noires sont encore un peu dures à chasser, elles n’ont pas bien compris l’avis d’expulsion) réussir à retrouver du positif. (rien que le fait que ni moi ni l’Amoureux ayons de cancer par exemple. C’est soft dans le positif mais c’est positif !)

Et il va falloir mettre de l’ordre dans tout le bordel de ma tête (c’est fou ce que c’est mal rangée, moi qui suit si ordonnée !) Le 13 avril, ce sera le début d’une nouvelle aventure et j’espère au moins la vivre mieux que la fiv1 même si le résultat attendue n’est pas au rendez-vous, au moins avoir plus de zénitude et moins de catastrophe ferait du bien.

Des bisous à vous toutes et particulièrement aux opks qui morflent pas mal en ce moment sur la blogo…