Une balade à Paris

Mercredi, j’avais rendez-vous avec la psy de la pma. Comme c’est les vacances, avec l’Amoureux, on avait décidé d’y aller ensemble pour ensuite se balader. Nous avons commencé par aller voir les secrétaires pour râler (rapport au rendez-vous qu’on n’aura pas…). Finalement, Dr Célèbre n’était pas là (j’espérais la croiser pour obtenir un rendez-vous plus rapide) et la secrétaire nous a expliqué qu’elle est déjà over-bookée et que jamais elle ne réussira à trouver une place à moins d’un miracle ou d’un désistement (ça n’arrive jamais, parait-il…). On a bien râlés, mais le public était ce qu’il est, ils ont un gros problème de moyen, sont en sous-effectif, bref, c’est la m^rde !

J’ai ensuite vu ma psy, je lui ai raconté la tentative de tec où tous nos embryons sont partis à la poubelle, le rendez-vous rapide qu’on nous avait promis et qu’on n’aura pas, l’attente trop longue jusqu’au mois d’Avril. Elle a compatis. Mais elle me trouve bien trop angoissée, elle me dit que je veux tout contrôler, que ce n’est pas bon. Elle me demande de me laisser faire. Que peut être que ça marcherai mieux sans vouloir tout contrôler. Je ne sais qu’en penser. J’ai été un peu en colère au début, je lui ai dit que je culpabilise déjà bien assez, que je n’ai pas envie de penser que c’est moi qui suit responsable des échecs. Mais cette idée de me laisser faire n’est pas à jeter pour autant, j’ai beaucoup de mal à faire confiance pendant les traitements, je n’arrive pas à juste suivre les instructions, je veux tout savoir, tout contrôler, tout comprendre. Et force est de constater que ça n’arrange rien mais que ça demande une énergie que j’aimerai garder pour autre chose. Elle a quand même eu des propos que j’ai trouvé contradictoires, ça m’a un peu déstabilisé (elle a commencé par me dire que la pensée n’était pas magique, qu’elle n’est pas toute puissante, qu’il ne faut pas que je pense ça, que c’est une pensée d’un enfant normalement… Bref, le truc pas sympa à entendre. Puis elle me dit qu’à force de vouloir tout contrôler, de me focaliser là-dessus, les choses peuvent dégénérer et ça explique peut-être en partie le fiasco de la fiv. Vous en pensez quoi ?)

Elle m’a demandé de faire la liste des choses positives qui me sont arrivées ces derniers temps et j’aime assez cette idée par contre.

Ensuite, avec l’Amoureux, nous sommes allés nous balader dans Paris. Sans parler pma pour une fois, on a d’abord cherché du tissus pour faire nos rideaux (on a acheté du beau lin et des tissus pour l’égayer un peu, je vais me mettre à la couture pour confectionner ces rideaux, ça m’occupera !) . Puis, nous sommes allés au quartier chinois. Le nouvel an pour eux, c’est maintenant. (ça rappelle un slogan, non ? 🙂 ) Bonne année chinoise à vous toutes ! 🙂 Nous avons assisté à un spectacle de rue, une fête pour le nouvel an avec des dragons, de la musique, des karatéka (bon, c’est japonais ça…) C’était super, le quartier était tout animé par cette fête et décoré. Et le spectacle était vraiment sympa.

20150218_175732 20150218_175911

Nous avons profité de cette journée et après réflexion, là je trouve que la pause imposée, même si elle m’énerve, nous fera peut être du bien. La pma, le stress, la pensée obsessionnelle pour ce bébé qui ne vient pas, tout à coup, tout cela m’est insupportable. Je n’ai plus envie de tout ça. Pas maintenant. Je voudrai pouvoir tout débrancher, ne plus penser, me consacrer à d’autres choses. Alors, pendant deux mois, on va vivre sans pma. Je vais essayer de m’y conformer. Et puis, Princesse, je t’attends, on sera jumelle de fiv ! 🙂

La pma et le temps

Ce fameux lundi, quand on nous a annoncé qu’il n’y aurait pas de transfert, la gynéco a parlé d’un rendez-vous en urgence avec Dr Célèbre. Elle nous avait dit que le staff se réunissait le lendemain, qu’ils parleraient de « notre cas » et qu’elle demanderai à ce qu’on n’attende pas avril, date du prochain rendez-vous, pour pouvoir refaire une tentative. Elle m’avait dit qu’on arrivera à nous trouver un rendez-vous en urgence avant. Dans notre malheur, ça nous avait un peu réconforté de voir que quelqu’un prenait les choses en main.

Puis, on a attendu. Le jeudi, n’ayant pas de nouvelles, j’ai téléphoné à la secrétaire. Elle n’était au courant de rien. Après s’être renseignée, elle m’a rappelé : elle devait bien nous caser en urgences mais aucune place n’était libre. Impossible de nous rajouter quelque part. Elle m’a assuré qu’elle me rappellerai prioritairement si une place se libérait. Ce qui arrive très rarement, d’ailleurs. Elle m’a dit que les gens n’annulent jamais, au pire ils ne viennent pas à leur rdv. Depuis, aucune nouvelle. J’ai donc rappelé hier : on en est au même point, pas de place, personne n’a annulé quoique ce soit. Et Dr Célèbre n’est pas là la dernière semaine de février et n’a que quelques moments de présence au mois de mars. Finalement, donc, nous allons sûrement attendre avril. Parce que ce centre n’est pas capable de nous trouver un rendez-vous. Depuis la fiv fin novembre, il ne s’est rien passé. Ca fera 5 mois d’attente. Ca me semble interminable. Et je leur en veux pour leur organisation pourrie. Et je m’en veux à moi aussi (oui c’est bizarre mais j’en veux à ce corps qui ne m’a pas permis d’avoir un bébé pendant les multiples cycles d’essais sous la couette, ni pendant les 4 iacs, ni pendant la fiv et j’en veux à nos embryons de n’avoir pas résisté à la décongélation. Je crois que j’en veux à un à tout le monde finalement. Sauf à vous ! 😉 C’est bête mais c’est ainsi !)

Voilà, un post en mode grognon, mais ce soir, ça m’énerve. Je ne supporte plus de ne pas avancer, on est bloqués depuis si longtemps… Et il faut attendre…

Une pensée particulière à Koala et Mimi à qui je souhaite plein de courage. On pense à vous.

Pmavie et la coupe de sang – épisode 2.

Le titre est glamour à souhait, non ? Et le reste ne le sera pas moins, soyez-en assuré !

édit : si vous voulez tester la cup, ne lisez pas ce qui suit. Ou ne vous effrayez pas… Je n’ai tout simplement peut être pas choisi la bonne taille ! 

Je viens vous donner des nouvelles de ma coupe menstruelle, la cup de son ptit nom. Et puis, Pépette avait envie de rire, alors… Et comme PrincessePi a le moral dans les chaussettes, un petit post pour rire, ça fait toujours du bien !

Alors, la dernière fois, je vous racontais à quel point l’accouchement d’une cup est long et difficile. Je me suis même griffée mon dedans de moi à force de vouloir entrer ma main là-dedans. (et ça n’entre pas, boreal !) J’ai dû laisser quelques heures mon intérieur se refaire une beauté et mon esprit se détendre. Mais comme je suis persévérante, hier soir, j’ai récidivé. Je l’ai gardé au moins deux heures. Quand il a fallu l’enlever avant d’aller me coucher, j’ai transpiré par avance. J’ai repensé aux conseils que vous m’aviez donné (et j’avais déposé ma cup à l’entrée du vagin) mais cette saleté remonte très profond toute seule. Comme j’avais déjà mal, j’ai eu l’idée de privilégier vraiment la poussée. (de plus peut être qu’un jour ça pourrai me servir pour expulser d’autres trucs de mon vagin – non pas un sextoy !). Et elle est sortie sans trop de difficulté (un malentendu, sûrement). L’histoire pourrait s’arrêter là (et n’aurai rien de drôle donc) si ce matin, je n’avais pas décidé de la mettre pour aller bosser…

A partir de midi, j’ai commencé à sentir une gêne en bas du ventre. Pas une vraie douleur mais j’ai pensé que peut être c’était dû à la cup. Je suis allée au toilettes du collège vérifier la position mais accoucher de ma cup dans ces toilettes, c’était juste pas possible. Alors, je n’ai touché à rien. Pendant mes cours, l’après midi, j’étais persuadée d’avoir mal à une de mes trompes. (je n’ai jamais senti cette partie de mon corps mais là, bizarrement, j’étais sûre que c’était là qu’était la douleur). Alors dès que je suis rentrée à la maison, j’ai voulu aller expulser ma cup. J’étais sûre que si je la gardais ne serait-ce que 5 minutes de plus, j’aurai une infection généralisée.

C’est alors que ça a mal tourné… J’ai voulu l’enlever dans la salle de bain mais comme j’étais pressée et que je n’arrivais pas à pousser correctement, j’ai eu l’idée de l’enlever sur les toilettes. Rapport que je pousse beaucoup mieux là-bas. (c’est glam’ là, non ?) La position étant ce qu’elle est, pousser avec un bras entre les jambes et la main à l’intérieur, c’est pas super pratique. Et quand j’ai voulu chercher la tige, c’était plein de peau autour. Comme si les chairs reprenaient… A se demander si avant, il y avait un vrai trou à cet endroit. J’ai donc fais le tri avec mes doigts et j’ai réussi à mettre la main sur cette tige. C’est là que je ne sais comment, je me suis pincée. Mais bien bien fort. J’ai laissé échapper un cri. L’Amoureux s’est précipité (et ouf, il n’est pas entré ! Notre vie sexuelle serait morte sinon. Essayez de m’imaginer sur les toilettes, en plein poussée, penchée en avant, le bras entre les jambes et les doigts enfoncés le plus profond possible dans mon dedans…) Il m’a demandé si ça allait à travers la porte. Je l’ai tenu à l’écart comme j’ai pu mais il semblait inquiet, ça ne m’arrive pas souvent de crier dans les toilettes. Alors, pendant que j’essayais de sortir ce truc (en me pinçant à chaque fois), je devais aussi répondre régulièrement ; « ne t’en fais pas, touuuuut va bien ! aïe ! » Autant dire que quand je l’ai sorti, j’était vraiment soulagée !

L’Amoureux par contre, m’attendait de l’autre côté de la porte et s’inquiétait franchement. Passer 20 minutes aux toilettes en disant « aïe » et en criant, c’est pas courant avouez ! Et comme je n’avais pas partagé la merveilleuse idée de cet achat (il y a des trucs que j’aime garder pour moi !), quand il m’a vu sortir essayant de camoufler cet cup encore un peu sanguinolente, ça ne l’a pas du tout rassuré. « Tu saignes ? » « Tu as un problème ? » « C’est à cause de tes règles ? » J’ai dû donc faire un bon debriefing sur les aventures de ces dernières heures ; il s’est un tout petit peu foutu de ma gueule (nan, beaucoup en fait) et a un peu compatis.

Je crois vraiment que je ne suis pas douée. Ou alors, mon vagin est trop long. Ou ce sont mes doigts qui sont trop courts. Il mesure combien votre pouce les membres de la « secte cup » ?

Pour rendre son J1 vraiment fun

On sait toutes ce que c’est un J1… Même sans tentative en cours, ça te rappelle combien tu es infertile et vide. Bref, J1 c’est la déprime.

Ce mois-ci, j’ai pris les choses en main : j’ai commandé ce week-end sur internet une coupe (non, pas une coupe comme dans les compétitions sportives, ça va pas devenir la fête les J1) mais une coupe menstruelle. J’avais beaucoup hésité, rapport que je suis pas très à l’aise avec les choses qui rentrent en moi. (sauf… Enfin, vous savez ! Je vous rassure, c’est pas de là que viennent nos problèmes !) Mais je me suis décidée, avant tout je crois pour éviter de penser à ce J1 et parce que j’ai la fibre écolo.

J’ai vaguement pensé ce week-end que ce serait super que mes règles attendent l’arrivée du colis pour se pointer. Bon, j’y pensais comme ça, c’est pas vraiment important. Pas comme la fois où il fallait absolument qu’elles débarquent et qu’elles ne sont pas arrivées au bon moment… (ce qui a décalé la fiv d’une semaine, pas grave à priori mais décaler tous les rendez-vous et en retrouver qui conviennent, c’est gonflant !). Bref, j’ai donc vaguement souhaité les voir arriver « au bon » moment et… J’ai reçu le colis à 16h, elles se sont pointées à 17… Comme quoi, quand ELLES veulent…

Bon, pour en revenir au sujet, je vais vous parler de la coupe menstruelle… Sujet glamour à souhait.

Pour commencer, elle est belle. Et pas trop grosse. Et bien souple. Bref, en aspect, je la trouve vraiment sympa. Et j’ai pu tout de suite la mettre à l’essai.

Pour la rentrer, trop facile. J’ai suivie le mode d’emploi, j’ai trouvé ça tout simple. Ca a ventousé, comme il se doit. Pour vérifier sa position, j’ai eu un peu plus de mal. Puis je me suis dit que je l’avais mise trop bas. J’ai voulu l’enlever pour la remettre. Mais alors là, la galère ! Elle est remontée, j’aurai donc pu la garder mais je voulais être sûr que je pouvais encore l’enlever… S’en est suivie une lutte d’au moins dix minutes entre mes doigts et le dedans de mon corps. Parce que j’ai peut être des mains bizarres ou alors c’est trop étroit chez moi mais c’est impossible pour moi de mettre là dedans mon pouce ET mon index. Et essayer de tirer un truc ventousé juste avec votre index, c’est impossible. J’ai cru que j’allais avoir une nouvelle cause d’infertilité : entrée bouchée par une coupe… J’aurai eu l’air maline à la prochaine visite à la pma ! Je suis donc ressortie de la salle de bain en marchant en canard (l’Amoureux cuisinait, j’étais heureusement tranquille) avec la coupe qui s’était positionné à moitié en travers à force de la bouger pour regarder sur internet comme faire. J’ai réésayé en poussant (parait que ça aide) et après avoir fait des contorsions digne d’une gymnaste, j’ai enfin accouché de ma coupe… Ouffff !

Bon, je ne sais plus quelle bêtise m’a traversé la tête à ce moment là mais je me suis dit que c’était pas si horrible que ça et que j’allais la remettre. Quelle idée ? Parce que quelques temps après, je me suis dis que peut être, je devrai vérifier sa position. Et une chose en entraînant une autre, j’ai fini par vouloir l’enlever… Et vous pouvez relire le passage précédent avec un poil plus de panique encore…

Puis…. Je l’ai remise. Je ne voulais pas renoncer. Cette fois-ci, j’ai trouvé qu’elle était mise un peu bizarrement mais je l’ai laissé. Je me suis dit qu’il fallait que j’arrête d’angoisser pour rien. J’ai passé le repas à trouver que je sentais un truc quand même. Puis, sur le canapé, ça me dérangeait un peu (et commençait à me brûler (?) ). Alors, avant d’aller au lit, j’ai décidé de… l’enlever. Avec la ferme décision de ne plus la remettre. J’ai passé vingt minute par terre dans ma salle de bain en me demandant si l’aide de l’Amoureux ne pourrait pas me sauver. Mon dedans de moi est tout irrité, ça brûle mais mes mains n’arrivent pas à saisir ce truc. Et enfin, comment je fais pour rentrer tous les doigts dont j’aurai besoin pour sortir ce truc de là ??? Au bout d’un bon moment, j’ai réussi. Notez que je ne sais plus comment, ça ne pourra même pas me servir pour la prochaine fois. Quoique je ne suis pas sûre de vouloir retenter l’expérience… Je vous ai dit que j’étais un peu mal à l’aise concernant les trucs qui rentrent en moi ? (sauf… Oui, ça va, on a compris ! 🙂 )

Et vous la coupe, vous avez testé ou pas ? (et c’est arrivé à une fille de ne plus pouvoir l’enlever du tout ???)

Ce matin

Ce matin, notre campagne était blanche. Il neigeait à gros flocons. Nous étions pressées mais nous avons pris le temps d’admirer la magie de la neige puis nous nous sommes regardés et dit qu’une journée si bien commencée ne peut pas mal finir.

Ce matin, dans la voiture, nous avions mis le téléphone entre nous. Nous priions pour qu’il ne sonne pas. Nous avancions (au rythme lent de la circulation sous la neige en région Parisienne) en caressant l’espoir que peut être un peu de bonheur nous attendait.

Ce matin, en nous garant devant l’hôpital, nous nous sommes dit que ce téléphone resté silencieux était plutôt bon signe. Nous avons marché, presque couru jusqu’au laboratoire.

Ce matin, nous avons attendu devant la salle de transfert. Nous pensions qu’une fois arrivés là, nous touchions le bonheur du doigt.

Ce matin, quand la gynécologue nous a appelé, accompagnée du biologiste, on a compris. Il n’y aura pas de transfert. Notre embryon, notre promesse de bébé, n’a pas résisté.

Ce petit matin était pourtant si beau. Mais la neige a fondu et notre embryon n’a pas supporté le dégel. Il reste un bouillasse qui nous colle aux chaussures. Nous savons que ce matin nous a changé. Définitivement. Reste à respirer maintenant, et continuer. Mais rien ne sera plus jamais pareil.